Stratégies en Heads-Up

Publié le 11 février 2006

Intro Pour gagner un tournoi ou un Sit&Go, il faut, intrinsèquement, se débrouiller en heads-up (un contre un). Performer en heads-up est primordial. La différence de prix entre une 1re et une 2e position est très notable ; la maîtrise du jeu à deux se reflète directement sur votre portefeuille. Une partie de la théorie disponible à ce sujet est résumée ci-dessous. En fin d’article, je vous invite à parcourir plusieurs liens Internet qui traitent de ce sujet. Et entre deux articles, pourquoi ne pas faire un ou deux heads-up, question de mettre en pratique ce que vous avez appris, tout en cherchant réponses à de nouvelles interrogations?
La sélection des mains de départ En heads-up, même une très mauvaise main peut gagner. Il est impossible de jouer serré (« tight ») au même titre que sur une table pleine puisqu’on est forcé de payer une blind à chaque tour! Un auteur propose de jouer tous suited connectors, T9, JT, Axs, Kxs et mieux. Un autre auteur dit qu’il n’hésite pas à raiser avec Ax, une paire, deux figures ou des suited connectors.
L’agressivité est le nerf de la guerre en heads-up, car on ne peut pas jouer serré (« tight ») et penser gagner. En fait, on n’a même pas besoin d’avoir la meilleure main pour gagner ; il suffit de faire en sorte que son adversaire se couche. Le joueur le plus agressif a un grand avantage sur son adversaire qui se retrouve sous pression : la pression d’appeler une mise, la pression de réaliser une main pour continuer.
Position La position est cruciale en un contre un. Elle est en constante relation avec l’agressivité. Il n’y a, par définition, que deux positions : small blind (dealer) et big blind.
Small blind
? La small blind est la meilleure position puisqu’elle permet d’agir en premier.
? Votre adversaire n’aura pas une main décente la majorité du temps, il faudra donc faire preuve d’agressivité la plupart du temps.
? Un auteur recommande de ne jamais coucher votre small blind, précisant que c’est un jeu trop timide qui fait perdre l’avantage positionnel. Hmmm…
? Si vous décidez de jouer votre small blind, vous devriez souvent y aller d’une relance.
? Plusieurs joueurs sont d’avis qu’il n’y a qu’une seule façon de jouer la small blind : relancer à tous les coups!
? Cherchez à savoir quelle relance est requise pour que votre adversaire se couche. Est-ce 3, 4 ou 5x la big blind? Ce sera ardu pour lui d’appeler une mise même s’il se doute que vous bluffez puisqu’il sera en désavantage pour le reste de la main (à moins que le flop ne l’aide).
? Un auteur dit que le principal avantage de la small blind réside dans les trois « rounds de betting » après flop. Pensez-y, trois attaques (« bets ») consécutives mettront le tapis de votre adversaire en danger de mort, soit all-in.
Big blind
? Un joueur va « limper » (appeler la big blind) pour deux raisons : il veut voir le flop sans que ça ne lui coûte cher ou, moins fréquemment, il cherche à « traper » (piéger) un adversaire agressif. Compte tenu des probabilités, lorsqu’un joueur tente de voir le flop en « limpant », j’ai tendance à « raiser » automatiquement. À tout le moins, sur sa première tentative.
? Si votre adversaire « check » timidement le flop, un « bet » est fortement suggéré. S’il vous relance, vous pourrez toujours vous coucher.
La valeur des « blinds »
La valeur des « blinds » influence la façon de jouer. Un tapis de 1000 jetons pourra jouer plus serré (« tight ») en début de partie aux « blinds » 10/20, mais se verra « blindé » à mort s’il ne relâche (« loose ») pas son jeu en fin de partie avec des « blinds » de 100/200. Selon Phil Gordon (un excellent joueur et auteur), en fin de partie, lorsque les deux opposants ont environ 15 big blinds, ils devraient jouer presque toutes les mains en small blind ; en raisant 2.5 fois la big blind avec 65% des mains, en appelant (limpant) 30% du temps et en se couchant 5% du temps.
La grosseur des tapis
On dit que « Les petites bibittes ne mangent pas les grosses. » C’est également vrai pour les tapis. Si vous avez les 2/3 des jetons, disons 2000, et que votre adversaire possède le reste, soit 1000 jetons, un all-in sera plus punitif à son égard puisqu’il lui coûtera la partie, alors que pour vous, il vous placera en position désavantageuse (avec 1/3 des chips), mais vous serez toujours bien en vie. Un gros tapis peut se permettre d’être plus agressif puisque son adversaire sera davantage porté à se coucher et à attendre une grosse main.
Connaître les probabilités et les cotes (odds) Vous savez déjà que les probabilités sont une base du poker. Connaître les pourcentages d’une main de départ par rapport à une autre est très utile. Par exemple, une paire au-dessus d’une autre paire gagnera 82% du temps, soit des cotes de 4 contre 1. Il existe des utilitaires sur Internet pour s’amuser à calculer des probabilités. J’utilise celui-ci : http://www.beatthefish.com/poker-strategy/playingheads.html
? Casino Gambling – Hold’em A-Z: H is for Heads Up – http://www.pokernews.com/strategy/heads-play.htm
? Learn Texas Hold’em – http://poker.oddschecker.com/ukinternetpoker/id/game/game/5/gtab/strategy Exemple d’une main
? ESPN – Heads-up and short-stacked – by Phil Gordon http://www.wptfan.com/article.php?story=20051206185855273)

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