Jouer un Tapis Moyen en Début de Parole

Publié le 28 mars 2009

Article de stratégie du pro Full Tilt Poker Allen Cunningham

Pour des raisons évidentes, il est préférable d’avoir un tapis de taille moyenne qu’un petit tapis. Cependant le short stack possède un réel avantage: ses décisions son plus faciles. Avec un tapis moyen, chaque décision est compliquée et a son importance.

Un stack moyen se situe entre 30 et 40 big blinds, et apprendre à le jouer est absolument vital à la réussite d’un tournoi. Dans la plupart des tournois vous aurez un tapis qui se situe à mi-chemin entre l’élimination et la table finale.

Cela signifie que vous allez passer la moitié de votre temps dans une situation où chaque pot que vous jouerez sera essentiel, et chaque décision délicate. Vous avez trop de jetons pour coucher toutes vos mains, comme le ferait un plus petit stack, mais vous n’en avez pas assez pour commencer par une relance. Vous risqueriez à peu près 10 pourcents de votre tapis. Ne jouez donc pas trop loose.

Cela dit, vous devez garder une chose à l’esprit: si vous jouez trop tight, vous serez très rapidement short-stack à cause de l’augmentation des blinds et des antes. Cela peut même devenir plus compliqué si vous êtes assis avec beaucoup de joueurs agressifs à la table; la tentation serait même de jouer beaucoup trop tight pour ne pas gaspiller des jetons dans vos relances. Souvenez-vous toujours qu’il faudra prendre des risques de temps en temps, car les blinds et les antes que vous pouvez gagner avec une relance préflop peuvent vous maintenir à flot.

En début de parole, je suggère de jouer les mains où vous seriez prêt à miser la totalité de votre tapis: si vous avez pocket 10s, ou plus, ou même A-K, vous pouvez tenter d’y aller all-in. Alors que vous pouvez étendre ce conseil à des mains telles que pocket 8s et 9s, A-Q, A-Js, K-Qs, il est tout de même préférable de ne pas les jouer si vous êtes relancé par un joueur solide.

Disons que les blinds sont à 250/500. Mon tapis est de 15 000 jetons et j’ai pocket Js. Si j’effectue une relance standard de 1 500 et qu’un joueur en fin de parole me relance de 4 500, je miserais alors tout mon argent en espérant de la réussite. Je ne peux pas me permettre de jeter ce type de main avec mon stack. Si la situation est identique, sans aucune relance et que le flop ne m’effraie pas – quelque chose comme 9-7-4 rainbow – je vais miser sur le flop et continuer à miser, relancer ou check-raise jusqu’à être all-in, qu’importe ce que mon adversaire fait. Sur un tel board, vous ne pouvez pas coucher cette main. Vous ne devez pas donner des cartes gratuites non plus lorsque le pot est de taille conséquente. En effet, un As ou un Roi pourraient vous mettre en difficulté.

Il y a pourtant une exception, lorsque l’adversaire est un joueur agressif. Disons que j’ai pocket Js et que j’effectue une relance standard préflop. Un adversaire en fin de parole suit et le flop donne Q-7-4 rainbow. Mes Jacks (Valets) constituent toujours la meilleure main et je dois donc tenter ma chance et procéder comme indiqué précédemment. Mais comme mon adversaire est un joueur agressif, je vais checker. S’il mise, alors je relancerais. Je lui donne une chance de bluffer et je protège ensuite ma main par une grosse relance all-in. Cela fonctionnera souvent mieux qu’une continuation bet, qui pourrait pousser l’adversaire à coucher n’importe quelle main plus faible que la mienne. Il est également raisonnable de jouer comme cela avec A-A, A-K ou A-Q.

Jouer un tapis moyen en fin de parole est différent. Vous serez souvent confronté à la relance d’un joueur en début de parole, et si ce n’est pas le cas, l’éventail de mains que vous pouvez jouer est alors beaucoup plus large.

Mais en début de parole, une approche tight-agressive est définitivement votre meilleure mise. Faites attention aux mains que vous jouez. Mais une fois que vous décidez de jouer une main, soyez prêt à la jouer à fond.

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