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Vous voulez devenir un joueur de poker professionnel? – 1ère Partie

Publié le 28 septembre 2009

Avec l’intérêt sans cesse grandissant des tournois de poker présentés à la télévision, il n’est pas étonnant que les joueurs des grands tournois aient acquis une notoriété semblable à celle accordée aux athlètes professionnels. Même des vedettes de Hollywood comme James Woods, Mimi Rogers et Ben Affleck jouent dans des tournois de poker lorsqu’ils ne sont pas en train de tourner des films. Trouver une partie de poker est facile. Il peut en avoir au casino près de chez vous ou sur Internet, alors il pas étonnant que plusieurs nouveaux joueurs crient à qui mieux mieux qu’ils se préparent à devenir des joueurs professionnels de poker, pensant qu’ils pourront maîtriser le jeu en quelques mois. Peu d’entre eux réalisent cependant à quoi ressemble vraiment la vie d’un joueur de poker professionnel et peu d’entre eux ont effectué les études nécessaires pour mesurer leur chance de succès.
Le poker est un jeu extrêmement compétitif et ce n’est pas tout le monde qui peut réussir. Cela prend plus que ce que la plupart des joueurs réalisent. Il est facile d’être excité par rapport aux avantages de jouer au poker pour gagner sa vie; travaillez pour vous-même et établir vos propres heures. Jouez où vous voulez et quand vous voulez et le potentiel de gain sera incroyable si vous pouvez travaillez jusqu’à ce que vous atteigniez le plus haut échelon du jeu.
Je ne crois pas qu’un seul lecteur n’a besoin de conseils sur les avantages du poker. Ce sont les désavantages que plusieurs refusent d’examiner logiquement. Alors enlevons nos lunettes roses et dans cette série en deux parties, nous examinerons quelques désavantages du poker professionnel ainsi que les différences entre jouer dans des tournois de poker versus se spécialiser dans les parties à l’argent pour gagner sa vie.
Un des inconvénients majeurs de jouer au poker pour gagner sa vie est qu’être joueur de poker professionnel est l’un des seuls emplois où vous pouvez aller travailler et perdre de l’argent. Même les représentants à commission qui gagnent de l’argent seulement s’ils effectuent une vente ne souffrent pas vraiment de pertes financières s’ils ne réussissent pas à fermer une vente. Même s’ils ne reçoivent pas de commissions s’ils ne font pas de vente, à tout le moins personne ne va vider leurs poches s’ils échouent. Mais c’est précisément ce qui arrive au poker. Vous pouvez aller travailler et perdre de l’argent. Cela arrive très souvent.
Les joueurs de poker professionnels sont aussi responsables de leur propre assurance santé, tout comme le fait de mettre de l’argent de côté pour le futur. Jouer au poker n’est pas comparable à un travail dans une entreprise privée. Il n’y a pas d’assurance santé, pas de compensation tardive et pas d’options d’actions disponibles. Si vous ne créez pas vos propres bénéfices, vous n’en aurez pas. Plusieurs joueurs ignorent ces facteurs de filet de sécurité. Lorsqu’on commence, particulièrement relativement jeune, épargner pour la retraite semble trop loin, et l’assurance santé ne semble pas nécessaire lorsqu’on est en forme et en santé. Cependant, personne n’est jamais trop loin d’une catastrophe et chacun doit épargner pour le futur. Si vous êtes assez intelligent pour vivre en dessous de vos moyens et épargner dix sous pour chaque dollar gagné, et que vous commencez à faire cela à 20 ans, vous aurez une bonne sécurité financière vers la cinquantaine. Le secret consiste à investir et à accumuler les bénéfices des intérêts composés, la huitième merveille du monde.
La vie en tant que joueur de poker de tournois peut être difficile, et ce, même dans les meilleures circonstances. Examinons pourquoi, en utilisant comme guide le World Series of Poker de 2004, un événement de 400-500 joueurs dont 45 participants remportent de l’argent, ce qui représente entre 9 et 11 pour cent du groupe. Même si cela vous semble bon, il est important de réaliser que tous les tournois ne sont payants que pour les joueurs qui se rendent très loin. Dans un événement WSOP avec 450 joueurs, plus de 50 pour cent des prix sont attribués aux trois premières places et 81 pour cent des prix sont attribués aux joueurs qui seront à la table finale. Lorsque vous terminez entre la 11e et la 45e place, vous devenez un bubkes, un mot Yiddish qui signifie pas beaucoup, mais qui sonne mieux.
Une fois que vous avez réalisé que vous devez être dans les trois premiers pour obtenir une paye intéressante, il est important d’établir le coût d’entrée des tournois. Une fois que vous avez ajouté le coût des droits d’entrée, vous constaterez rapidement que vous devez gagner au moins 200 000 $ par année, et plus si possible, pour payer votre droit d’entrée dans la plupart des gros tournois. En plus, vous devez penser aux dépenses reliées au voyagement. Il est pratiquement impossible, et ce, même pour les meilleurs joueurs, de jouer pendant un an ou deux sans encaisser d’argent. Lorsque vous considérez cela, il n’est pas étonnant que bien des joueurs de poker connus se retrouvent sans le sou, vivant dans un cycle constant d’emprunt lorsque les choses ne vont pas bien et prêtant de l’argent aux autres lorsqu’ils en ont suffisamment.
Si vous n’êtes pas l’un des meilleurs, mais seulement un joueur de tournoi ayant marginalement du succès, vous vous retrouverez peut-être à descendre aux derniers barreaux de l’échelle. Plusieurs joueurs professionnels jouant des tournois occasionnellement se retrouvent finalement juchés sur le plus bas barreau de l’échelle et doivent se trouver un travail autre que le poker. D’autres professionnels ont d’autres sources de revenus. Peu importe si cela provient d’un fond de revenu sécuritaire ou du résultat d’un incroyable succès d’entreprise, plusieurs joueurs de poker ont un revenu stable pour atténuer les incroyables fluctuations endémiques de jouer au poker pour gagner sa vie. Il est beaucoup plus facile de subir une grosse perte ou une longue série de pertes d’argent lorsque vous savez qu’un chèque vous attend à la fin du mois.
Pour cette raison, il est difficile d’établir si un joueur de poker a du succès ou non. Avec des sources externes d’argent pour les maintenir à flot, les joueurs peuvent survivre longtemps sans que personne – et même les joueurs eux-mêmes – ne réalisent qu’ils perdent de l’argent, car ils survivent avec d’autres sources de revenus.
Les plus grands joueurs réalisent les conséquences de tout ceci et la majorité des meilleurs professionnels investissent une partie de leurs gains dans le but de diversifier leurs revenus. Je me qualifie probablement comme un débutant pour ce genre de comportement. Je n’ai jamais gagné plus de 40 pour cent de mon revenu au poker et en créant une diversité en investissant mes gains, en gagnant de l’argent en écrivant, et pendant trop longtemps, en ayant un vrai travail. Heureusement, ce travail est loin derrière moi, mais d’autres sources de revenus sont toujours présentes, et comme la frénésie s’est emparée du poker, mes livres se vendent si bien que le pourcentage d’argent gagné en tant que joueur de poker a beaucoup diminué en comparaison.
À tous ceux d’entre vous qui souhaitez jouer dans des tournois de poker pour gagner votre vie, je vous conseille d’avoir une autre source de revenus, un « Plan B », bien établi. Juste au cas où tout n’irait pas si bien, vous ne vous retrouverez pas dans une mauvaise situation, à quémander de l’argent à des amis qui finiront pas vous éviter comme la peste.
La prochaine fois, nous examinerons quelques problèmes reliés au fait de gagner sa vie en jouant des parties de poker à l’argent.

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