Quand ça va mal

Publié le 16 mars 2009

Conseil du pro Full Tilt Poker Chris Ferguson

En 1964, La Cour Suprême a essayé de définir ce qui devait ou ne devait pas être considéré obscène sous la loi américaine.  En bout de ligne, elle a déterminé qu’aucune définition n’existait mais « qu’on reconnaissait l’obscénité quand on la voyait ».

La même vérité tient quand on parle de séquences perdantes à la table de poker.  Vous pouvez ou non être capable d’identifier ce qui cloche, mais vous savez pertinemment que cela se produit.  Autant que je suis concerné, il n’y a pas de définition unique ou de critères d’une  bad run puisque cela signifie quelque chose de différent pour chacun.  Pour certains joueurs, c’est d’accumuler 10 ou 12 sessions perdantes consécutives.  Pour d’autres, c’est de perdre une douzaine de pile ou face dans la même session.  Être malchanceux dépend de l’individu et sur l’échelle qu’il utilise pour juger ses performances.

Peu importe quelle est la définition, le fait demeure que tous et chacun vivent ces séquences perdantes à un temps ou un autre.  Ce qui sépare les joueurs gagnants de ceux qui perdent tout est la manière dont ils gèrent leur fond de roulement et leur personnalité, même lorsque tout tourne au cauchemar.  Pour moi, être malchanceux ne signifie pas de perdre quelques sessions en ligne ou d’avoir une session terriblement malchanceuse.  C’est de la simple variance et demeure inévitable à ce jeu.  Dans mon esprit, être malchanceux est quelque chose de beaucoup plus grand qui se produit sur le long terme.

Si vous n’êtes pas sur si vous êtes dans un downswing ou pas, commencez par faire un pas en arrière et analysez vous résultats sur une période statistique révélatrice.  Si vous notez une tendance stable à la perte sur une période de semaines ou même de mois, il est fort probable que vous ayez de réels problèmes avec votre propre jeu.  La clé pour s’en remettre est évidemment de figurer ce qui cloche et de le corriger.

Pour plusieurs joueurs, les séquences perdantes sont un cercle vicieux.  Ils souffrent de quelques sessions perdantes puis commencent à tilter, ce qui les mène à modifier leur style de jeu afin de « s’ajuster ».  Rapidement, ils se mettent à mal jouer, ce qui mène à d’autres sessions perdantes, créant une spirale vers le bas.  Ils perdent car ils sont en séquences perdantes et sont en séquences perdantes parce qu’ils perdent.

Si vous analysez votre jeu et croyez que vous jouez bien malgré votre malchance, peut être l’êtes vous réellement.  Des As se font battre par de plus petites paires.  Vos sets se font battre par des flush et vos mains se vont couler à la rivière plus souvent qu’autrement.  Mon conseil dans ces situations est de se distancer du jeu pendant un moment.  Prenez une pause, regroupez vous et revenez seulement lorsque vous serez mentalement frais et prêt à recommencer le jeu.  Ne changez cependant pas votre jeu afin de compenser pour votre malchance.  Gardez le focus sur l’essentiel, attendez vos fortes mains et tentez de jouer votre poker le plus solide.  Votre chance changement le temps venu.

Peu importe ce que vous faites, ne tentez pas de monter de limite afin de récupérer vos pertes.  J’ai vu plusieurs joueurs tout perdre à des temps comme ceux là car ils étaient aveuglés par la nécessité de rebâtir leur fond de roulement par la chance plutôt que par un poker raisonné et dans les limites de leur bankroll. Pensez-y, si vous avez perdu, vous avez nécessairement un fond de roulement plus maigre, ce qui signifie aussi que vous devrez en investir un plus gros pourcentage à la même limite, d’autant plus à une limite supérieure.  Avec un coussin plus mince et une plus grande partie de votre fond en jeu, il ne faut que très peu de temps avant que les choses tournent au cauchemar et que vous perdiez tout.

De l’autre côté, en descendant de limite d’un niveau ou deux, vous risquerez moins sur le court terme tout en travaillant à rebâtir votre fond de roulement.  Évidemment, les pots que vous gagnerez ne seront pas aussi gros qu’aux limites supérieures mais en comparaison avec la possibilité de tout perdre, c’est une concession que je suis prêt à faire.  De plus, en diminuant de limite, je risque d’y passer un mois ou deux le temps de rebâtir mes pertes.  En tentant le gros coup, je pourrais avoir besoin de plusieurs années avant de me remettre sur les rails.  C’est un argument assez persuasif si vous appréciez la valeur du temps.

Bien que je ne puisse affirmer si vous êtes réellement malchanceux ou pas, je peux  vous assurer que votre état mental influence votre jeu.  Si vous vous sentez bien, bonnes sont les chances que vous jouerez conséquemment et gagnerez.  Le contraire est aussi vrai.  Les périodes difficiles font partie du poker et apprendre à gérer l’adversité à court terme sans perdre votre confiance ou votre fond de roulement feront de vous un meilleur joueur sur le long terme.

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