Le jeu tête à tête

Publié le 21 mars 2009

Article du pro Full Tilt Poker Paul Wasicka

Note PrincePoker:  Avec le championnat tête à tête à venir et la finale de l’Omnium Universitaire Everest incluant du jeu heads-up, cet article sera certainement d’un bon secours pour plusieurs joueurs !

Le jeu en tête à tête est l’un des plus importants aspects du poker, et plusieurs joueurs pourraient bénéficier d’une amélioration de cette facette de leur jeu.

En tête à tête, la position est cruciale. L’agressivité et la lecture de l’adversaire le sont aussi. En fait, jouer agressivement en position s’avère souvent décisif pour vous faire gagner le pot. Vous pouvez avoir la pire main, mais si vous faites confiance à votre lecture, vous remporterez souvent le pot avec les bonnes cartes communes.

JOUER LA POSITION
Je ne recommande pas de jouer beaucoup de mains relancées hors position. En d’autres mots, n’appelez pas trop de mains relancées par le gros blind. Des mains telles que 2 figures, A-8 et plus, et les paires peuvent être sur-relancées. Des mains telles que 8-7 de la même sorte sont passablement sans valeur  parce que les mains connectées et coordonnées sont susceptibles de se voir dominées par des mains plus hautes et perdent rapidement leur valeur en tête à tête.

En général, je recherche des mains comme K-10. Malgré le fait que ce genre de  main peut facilement être dominée en table pleine, elle se joue bien plus favorablement en tête à tête. Si je frappe une grosse paire avec de telles cartes, je peux les jouer avec confiance, ce qui est difficile avec des cartes telles que 6-5.

Habituellement  je vais agir de l’une ou l’autre de deux façons en tête à tête, du gros blind : je vais relancer ou me coucher. Ma relance standard représente trois à quatre fois la mise de mon adversaire, et en grossissant le pot de cette manière avant le flop, je rends la tâche difficile  pour mon adversaire qui voudrait appeler avec des mains marginales. S’il décide d’appeler, je peux toujours  soit faire une mise de continuité, soit me coucher si mon adversaire initie l’action en misant et que le flop ne m’a pas touché.

Le seul temps où je vais appeler hors position est lorsque mon adversaire me relance souvent en allant tapis.  Ma décision à ce moment provient du fait que je porte attention aux tendances de mon adversaire et que je suis mes lectures.

LIRE EST PRIMORDIAL
Bien lire son adversaire devient bien plus important en tête à tête. Puisque votre adversaire relancera probablement avec un échantillon plus large de mains en tête à tête, réussir de bonnes lectures devient plus ardu. Apprendre à jauger les mains de votre adversaire demande de porter attention de façon accrue à leur manière de jouer.  Relance t’il toujours du bouton? Appelle t’il souvent vos relances du bouton? Sur- relance t’il du gros blind? Se poser ce genre de questions aide à rétrécir l’éventail de ses mains possibles.

Vous devez avoir assez confiance en vos lectures pour agir en conséquence. Si vous flairez de la force, êtes vous prêts à coucher la seconde meilleure main? Si vous sentez de la faiblesse, appliquerez vous la pression nécessaire pour remporter le pot?

D’après mon expérience en parties conventionnelles et en tête à tête, beaucoup de joueurs tentent d’amasser des jetons trop rapidement. Si vous patientez et laissez votre adversaire faire des erreurs, vous finirez avec tous les jetons. Par exemple, vous devriez éviter de miser la grosseur du pot si une mise plus petite effectuerait le même ouvrage avec moins de risque. À l’occasion, même des mises de la moitié du pot sont trop grosses et une simple mise du minimum vous procurera la même information à propos de la force de la main adverse.

Ceci devient encore plus vrai lorsque votre adversaire devient à court. Dans ces conditions,  je vais suivre seulement sur le bouton. Lorsque mon adversaire tombe avec 10 gros blinds ou moins comme tapis, je dois avoir une main avec laquelle je suis à l’aise de le suivre pour son tapis, puisque ses deux seules options sont de se coucher ou de pousser. Certains croient que c’est un geste de faiblesse de suivre du bouton, mais je ne veux pas continuellement coucher des mains semi décentes dans cette situation là. En suivant, je place mon adversaire devant la possibilité de risquer tous ses jetons dans une situation où le risque est grand et le bénéfice petit. Il doit risquer tous ses jetons pour gagner seulement ma mise.

En tournoi tête à tête, vous voulez jouer en position, avoir confiance en votre lecture et jouer de petits pots pour bâtir une avance. Lorsque vous prenez une avance de 3 à 1, vous recherchez alors des mains pour jouer contre le petit tapis de votre adversaire.

J’ai eu beaucoup de succès en tête à tête en utilisant ces principes; ils furent déterminants pour m’aider à gagner le Championnat national de tête à tête 2007. Mettez ces idées en pratique  et vous pourriez y trouver un avantage supplémentaire lors de votre prochain tête à tête.

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