Hold’em avec limites du pot et sans limites

Publié le 28 mars 2008

Qu’en est-il des limites du pot avant le flop et des sans limites après le flop?

De nos jours, le hold’em sans limites est très populaire. C’est le jeu que les joueurs voient à la télévision, le jeu favori pour les compétitions lors des tournois et c’est le jeu qui attire la majorité des nouveaux joueurs. Bien sûr, avant la popularité du hold’em sans limites, plusieurs parties à l’argent de hold’em étaient jouées avec des mises à limites du pot, où le maximum que vous pouviez miser était la grosseur du pot. Quelques-uns des meilleurs joueurs du sans limites préfèrent encore cette forme de poker pour leurs parties à l’argent, même si la plupart favorise les mises sans limites pour les jeux lors des tournois. Quels sont les avantages et les désavantages de chaque méthode de mise et laquelle devriez-vous choisir?

Lorsque j’ai commencé à jouer au hold’em en 1978, après avoir appris à jouer au jeu avec limites, j’ai commencé à jouer aux limites du pot. Après environ une douzaine de sessions, j’étais prêt à essayer le sans limites. Franchement, la différence entre les limites du pot et le sans limites n’est pas aussi grande que la différence entre les limites du pot et le jeu avec limites. Les mots « sans limites » sont un peu intimidants pour les nouveaux joueurs, mais la plupart des mises au sans limites sont la grosseur du pot ou moins, particulièrement après le flop, lorsque les montants élevés sont plus susceptibles d’être joués.

Les éléments principaux supplémentaires que vous devriez apprendre pour le sans limites sont quand miser plus que la grosseur du pot et comment gérer un adversaire qui le fait. Le moment le plus fréquent où le pot devient plus gros est avant le flop. Voici un scénario fréquent. Plusieurs joueurs misent 10 $, quelqu’un augmente les mises à 110 $ et tous les joueurs ou presque se couchent. Si vous avez seulement quelques centaines de dollars devant vous, égaliser ce pot élevé est une mauvaise façon de jouer au poker. Mettre un quart de votre tapis dans le pot, en essayant d’obtenir votre main sur le flop est un prix trop élevé à payer. En plus, vous n’avez pas beaucoup de sécurité même si vous obtenez une paire élevée ou une paire très élevée, alors qu’un adversaire pourrait facilement détenir une plus grosse main. Ainsi, vous vous retrouvez dans une situation relancer ou se coucher avec des mains comme A-K ou Q-Q.

L’effet d’une très grosse mise avant le flop est de vous faire coucher votre main plutôt que de vous laissez courir une main que vous aimeriez jouer en espérant obtenir un flop avantageux. La plus grande partie de l’action se déroule avant le flop lorsque le jeu est rempli de mises très élevées, particulièrement lorsque les mises sont limitées à un montant déraisonnable, comme 40 fois le gros blind. Ce n’est pas la façon dont les joueurs à grosses mises aiment jouer au poker. Ils limiteront plutôt leurs mises à la grosseur du pot avant le flop pour créer plus d’action afin de voir plus de flops. Même un joueur normal ne tient pas compte de ce style de jeu à mises très élevées avant le flop, parce que voir peu de flops enlève beaucoup de plaisir au jeu.

C’est une autre histoire après le flop. Il reste seulement deux cartes à venir au lieu de cinq, ce qui réduit le nombre de fois qu’une main inférieure puisse sortir. Le sans limites ne met pas la même contrainte dans le jeu après le flop qu’il ne le fait avant le flop.

Pour les jeux lors des tournois, le sans limites est ma façon préférée de jouer et j’ai bien sûr beaucoup de gens pour jouer avec moi. En sachant quand miser fort sur la grosseur du pot et quand faire tapis, vous pouvez avoir un petit tapis et rester en vie même lorsque vous avez des mauvaises cartes, en autant que vos adversaires ne frappent pas une grosse main. De plus, beaucoup de croupiers de tournois n’effectuent pas leur travail aussi bien que les croupiers des salles de cartes régulières, c’est-à-dire qu’ils ne mémorisent pas toujours la grosseur du pot.

Il est possible d’avoir le meilleur des deux mondes dans les parties à l’argent, en jouant avec limites du pot avant le flop et sans limites après le flop. Je crois que c’est une bonne façon de jouer au hold’em et plusieurs joueurs de parties à hautes limites sont d’accord avec moi. Lorsque vous utilisez cette structure, vous utilisez deux gros blinds, afin de retracer la grosseur du pot avant le flop et aussi pour éviter d’avoir une querelle à savoir si le petit blind compte pour établir la limite du pot. Ainsi, utiliser deux blinds de 10 $ dans les limites du pot est préférable à l’utilisation des blinds de 5 $ et de 10 $. Il est plus facile pour le croupier de suivre la grosseur du pot avant le flop, ce qui minimise la plus grosse objection des limites du pot. Utiliser deux gros blinds fait en sorte que le petit blind soit impliqué dans le pot, ce qui tourne souvent mal pour la personne dans cette position. Il est incroyable de voir jusqu’où les joueurs plus vulnérables iront pour obtenir un petit montant d’argent, comme si leur nom était inscrit dessus.

En termes de stratégie, je crois que le hold’em avec limites du pot est encore plus punitif sur les mains de tirage impliquées hors position. Une main à tirage préfère voir deux cartes pour frapper sa main. Lors d’un tirage, il est préférable d’avoir mis tout votre argent avant le flop et de voir la main qui sera jouée que d’être hors position sur le tournant avec un quart jusqu’à la moitié de votre argent commis et que vous avez à parler en premier avec une seule carte de plus à être tirée. Un adversaire intelligent vous obligera à faire tapis lorsque vous ne frappez pas votre carte et à vous coucher lorsque votre main est facile à lire comme par exemple un tirage à la couleur. Si vous décidez de faire tapis après avoir raté votre carte sur le tournant, vous mettez votre argent dans le pot comme le non favori si c’est égalisé. Au sans limites, vous avez au moins l’option de faire tapis sur le flop pour éviter d’avoir à égaliser ce que j’appelle le « dilemme du tirage » sur le tournant. Alors, restez en dehors du pot lorsque vous avez un as et une petite carte assortie, un 9-8 assortis et autres cartes semblables, particulièrement aux limites du pot.

Même si le sans limites est populaire, je pense que plusieurs joueurs apprécieraient un peu de variété. Je suggère que les salles de cartes qui ont déjà un grand nombre de jeux sans limites essaient d’offrir d’autres jeux qui sont sans limites après le flop, avec des limites du pot avant le flop. Laissez les joueurs être en mesure de jouer plus de mains et utiliser davantage leur position. Ce sont deux aspects du jeu que presque tous les joueurs apprécient. Offrez aux joueurs une structure de mises au hold’em qu’ils aimeront et pour laquelle votre compétiteur n’est pas assez imaginatif pour l’offrir.

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