Utilisez votre position pour bluffer

Publié le 28 avril 2006

Bon, il semble que quelques uns d’entre vous aient compris l’article de la semaine dernière. C’était le gros bon sens, n’est-ce pas…Maintenant, voici quelques balles glissantes…
Encore une fois, cela peut paraître évident, mais vous pouvez aussi utiliser votre position pour bluffer. Personnellement, que je joue en vrai, je ne bluff que si je détecte un indice particulier chez mon adversaire. Ça peut prendre la forme d’une parole rapide (check), d’un soupir, d’un regard dégoûté à la vue de l’as sur le flop. Ce n’est toutefois pas aussi facile lorsqu’on joue sur Internet contre quelqu’un à 4000 milles de chez soi. Apparemment, il existe des livres sur les tells pour le poker en ligne. Je suis un peu sceptique, mais je n’ai rien lu encore. Peut-être devrais-je m’y mettre.
Bon, assumons que vous avez progressé et que vous en êtes au 2$/4$ Hold’em limite. Tout le monde se couche à vous sur le bouton. Vous relancez avec votre paire de 8 parce qu’il ne reste que deux joueurs après vous. Mais le petit blind vous sur-relance et vous appelez. Le flop vient A K 2, dépareillés. Le petit blind fait parole. Bon, soit est-il un joueur sournois ou bien vous a-t-il relancé avec une paire de 9, T, J, Q, ou encore une paire plus petite que la vôtre, ou encore est-il un relanceur avec des connecteurs assortis. Dans tous les cas, votre adversaire assume que vous avez appelé sa sur-relance avec un as. Donc, vous devez miser. Vous courrez la chance de remporter un pot de 13$ avec une mise de 2$. S’il relance cette mise, laissez tomber. L’astucieux trappeur vous a piégé, il a probablement AK ou AQ et vous avez perdu un 2$ supplémentaire. S’il ne fait qu’appeler votre mise, alors peut-être a-t-il l’as et peut-être ne l’a-t-il pas, et peut-être allez vous voir un 8 sur le tournant. S’il fait parole à nouveau sur le tournant, vous devez juger à quel point il est sournois. S’il est un joueur moyen honnête, misez à nouveau. Vous risquez de remporter 17$ pour une mise de 4$.
Donc, la morale de cette histoire est que vous pouvez utiliser votre position pour bluffer. Je dois par contre vous mettre en garde…la plupart des bluffeurs abusent de cette stratégie et perdent à long terme. Alors gardez-vous d’en faire trop. La patience est probablement la plus importante vertu au poker. Si au moins je pouvais en avoir un peu!
Oh, et pour ceux qui s’inquiétaient du vide de mon réfrigérateur, je dois dire que ma chance s’est améliorée en février. Le Championnat européen de Omaha se déroulait à Paris, et les cartes ont été avec moi pendant deux jours. J’ai survécu face à des joueurs parmi l’élite mondiale du Omaha, dont Rob Hollink (Hollande) et Robert Williamson (États-Unis), pour finalement remporter un sympathique 71,000 euros. Incroyablement, j’ai terminé 2e la semaine suivante derrière Paul Maxfield, dans l’évènement principal de Hold’em, et ce pour la modique récompense de 41,000 euros.
À la semaine prochaine chers amis,
Dave
Article écrit par Dave Colclough le 26 avril 2004
Traduit par Benoit Piquette le 26 avril 2006 (Rocket Piquette)

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