Se faire payer ses monstres au poker

Publié le 22 octobre 2009

« Je n’ai pas vu de cartes de la soirée complète !  Quand j’ai enfin frappé quelques bonnes mains, tout le monde se couchait.  Je n’ai vraiment pas de veine ! »

Ce discours, tout joueur de poker l’a déjà entendu.  Si frapper un monstre et voir ses adversaires eux-mêmes bâtir un large pot est un sentiment incroyable, c’est aussi un événement très rare.  En fait, faire un profit maximal lorsque vous frappez la noix est un art prodigieux qui demande des qualités extraordinaires afin d’être maîtrisé.  Une combinaison de facteurs est nécessaire afin qu’un adversaire appelle vos mises ou encore mieux, mise pour vous.  Voici quelques conseils qui vous aideront à extirper le maximum de valeur des situations où vous détenez une main monstre.

Analyser la texture du flop est de loin l’étape la plus importante.  À moins de jouer contre de réels inconscients, vos adversaires ne vous donneront jamais leurs jetons sans penser avoir une chance de remporter le pot.  Parfois, il n’y aura aucune solution et vous ne pourrez pas vous faire payer.  Si vous frappez une main pleine avec KK sur un flop KQQ deux c?urs et que votre adversaire vous a suivi avec 89 de piques, il sera impossible de bâtir un gros pot.

Cependant, la texture d’un tel flop demeure intéressante.  En effet, votre adversaire pourrait vous suivre avec un tirage à la couleur, un tirage à la suite, un brelan ou même une main beaucoup moins forte, croyant que vous miserez vous-mêmes ces tirages.  Tout ce qui doit être compris est qu’un tel flop est beaucoup plus ouvert à l’action qu’un flop J-6-2 arc-en-ciel par exemple.  Vous pouvez espérer obtenir plus d’une ronde de mises de valeur et devez ainsi agir conséquemment.

Bâtir vos mises en fonction de vos adversaires est également essentiel.  La clé de ce concept est de bien connaître ses adversaires.  Vous n’employez pas la même stratégie contre un joueur serré et agressif que contre un maniaque.  Afin de maximiser la valeur d’une forte main, vous devez savoir catégoriser votre adversaire.

Avec un monstre, comment miserez-vous contre un adversaire très agressif ?  Tenter de démontrer de la faiblesse avec une mise un peu plus basse peut très bien fonctionner contre de tels joueurs, puisqu’ils auront alors envie d’essayer de vous voler le pot avec une relance.  Au contraire, si vous êtes celui à l’image agressive à la table et rencontrez un joueur très serré, il sera plus profitable de miser un peu plus, tentant de lui faire croire que vous cherchez à acheter le pot.

Soyez conscient de votre image à la table.  Ce conseil s’embranche directement dans la ligne des deux autres.  Tout particulièrement en poker live, vous pouvez user de stratagèmes divers qui n’ont rien à voir avec les cartes.  Faites la conversation avec vos adversaires et développez une personnalité.  Qu’elle soit naturelle ou non, l’important est de savoir l’utiliser à votre intérêt en guise de tromperie.  Tentez de faire croire à vos adversaires que vous aimez donner de l’action même si en réalité, vous êtes en train d’extraire chaque once de valeur de chaque pot.  Cela peut souvent signifier jouer plus de mains avant le flop.  C’est un point que vos adversaires remarqueront rapidement et qui vous fera souvent paraître plus ouvert que vous ne l’êtes réellement.  Si vos adversaires ont l’impression que vous jouez beaucoup de mains, ils auront beaucoup plus tendance à courir leurs tirages contre vous.  Ils seront aussi plus faciles à faire payer le moment venu.

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