Les erreurs communes des débutants au poker

Publié le 21 février 2010

Même le plus novice des joueurs peut remporter un énorme pot lorsque ses AA rencontrent les KK de son adversaire.  Les situations de ce genre sont inévitables et s’équilibrent sur le long terme.  Afin de se démarquer et enregistrer un profit, tout joueur doit commettre moins d’erreurs que ses opposants.  Nombreuses de ces erreurs sont évitables avec une bonne discipline.  Plusieurs furent présentées dans la première partie de cet article.  Voici la suite de cette liste d’erreurs communes commises par les joueurs débutants au poker.

La lecture du jeu

Cette erreur est de niveau plus avancé, mais tout de même dévastatrice.  Lorsqu’ils analysent une décision, plusieurs débutants commettent l’erreur de réfléchir au jeu selon leur compréhension du poker plutôt que de se mettre dans la tête de l’adversaire.

Cette erreur est souvent une manière subconsciente de se convaincre d’appeler lorsqu’il faut se coucher.  Le débutant se dit alors « Il ne peut simplement pas avoir cette main précise, c’est une main qu’il faut coucher preflop ».  Il se réfère alors à sa compréhension du poker et ne se soucie pas de ce qu’il sait de l’adversaire.  Presque convaincu, il appelle, puis constate que l’adversaire a la main exacte qui le bat et qu’il considère illogique.  Cette erreur est souvent suivie du débutant qui sermonne l’adversaire pour avoir commis cette « erreur flagrante ».  Pourtant, c’est bel et bien le débutant qui a commis l’erreur en assimilant mal la dynamique de la main.

Savoir reculer

Ce n’est pas parce que vous frappez la noix sur le flop que vous avez l’obligation de mettre votre tapis complet au milieu.  Vous frappez un brelan de neuf sur un flop 9-6-5 deux c?urs.  Or, le répugnant 4 de c?ur tombe sur la rivière.  Soudainement, tous les tirages semblent complétés et votre adversaire passif s’éveille et cherche à engraisser le pot.  Oui, c’est choquant de se départir d’une telle main et oui, c’est très difficile de le faire.  Par contre, en conservant vos jetons lorsque tout vous cri que vous êtes battu, vous effectuerez un gain net impressionnant lorsque vous vous trouverez dans la situation contraire alors que votre adversaire fera l’erreur d’y payer son tapis.

Cette erreur est aussi vraie dans des situations beaucoup plus marginales.  Vous pouvez avoir bâti le meilleur bluff du monde en ayant toutes les bonnes raisons de le penser approprié.  À votre grande surprise, votre adversaire appelle, changeant complètement la gamme de mains sur laquelle vous le placiez.  Devriez-vous lancer le dernier projectile simplement parce que votre plan de maître semblait si génial ?  Il n’y a pas de mal à se tromper, tant et aussi longtemps qu’on est capable de réduire les pertes au minimum lorsqu’on s’en rend compte !

Le tilt

Cela arrive même aux meilleurs.  Votre brelan de huit domine la paire d’As de votre adversaire alors que tous les jetons sont au milieu au flop.  Comble de malchance, un des deux seul As restants tombe tel une malédiction sur la rivière.

Sacre bleu !  Pourquoi êtes-vous toujours celui à qui ces tribulations arrivent !

J’ai une petite nouvelle pour vous.  Vous aurez beau argumenter des heures à raconter ces interminables histoires de malchance, la vérité toute crue est que tous les joueurs en sont également victimes sur le long terme.  Plusieurs ont cependant une difficulté colossale à ne pas être affectés par le choc émotionnel.  Ils deviennent irrationnels et perdent conséquemment des sommes beaucoup plus larges que le seul pot qu’ils « auraient dû » gagner.  Éviter d’être affecté par le tilt est une discipline difficile à acquérir, mais ô combien rentable, lorsque maîtrisée.  Si vous êtes capable de profiter de cette détresse lorsqu’elle arrive à vos adversaires tout en restant de glace lorsque vous en êtes victime, vous venez de franchir une étape cruciale dans votre quête d’excellence au poker.

La position

N’oubliez JAMAIS son importance !

Le manque de concentration

Plusieurs excellents joueurs maîtrisent la plupart des points cités ci-haut.  Ils accumulent les heures de poker et engendrent des gains quasi systématiques.  Ils sont si heureux d’en être arrivés à ce stade qu’ils ne veulent jamais quitter la table tant et aussi longtemps que la partie se déroule.  Après de nombreuses heures, ils perdent leur concentration et commettent une erreur stupide, perdant souvent une bonne partie de leurs gains, puis mettant finalement fin à leur session.  Quitter la table dans ces conditions procure un sentiment acerbe inégalable.  D’un, l’erreur était si facilement évitable !  Comment avoir pu la commettre après avoir joué du si bon poker ?  De deux, le joueur sort de la table complètement vide d’énergie et avec des gains minimisés.  Il se rend compte qu’il aurait rendu drôlement service à son moral et à son portefeuille en ayant quitté une petite heure plus tôt.  Il est malheureusement trop tard et seul un amer dégoût reste en bouche du joueur exténué.

Manque d’observation

Il est facile de se concentrer lorsqu’on a des cartes en main.  C’est une tout autre paire de manches que de ne pas laisser son esprit divaguer entre les mains jouées.  Pourtant, observer une main sans y être impliqué permet une analyse beaucoup plus objective.  Conséquemment, vous en apprendrez beaucoup sur vos adversaires en portant constamment votre attention au jeu qui se déroule.  Il s’agit d’une discipline difficile à acquérir, mais qui vous récompensera directement, et ce, à chacune de vos sessions !

Tel que nous l’avons précédemment expliqué, le poker est un jeu où les erreurs sont inévitables.  C’est en réussissant à en commettre moins et des moins coûteuses que vous vous élèverez au dessus de vos adversaires.  Les pièges sont si nombreux qu’il est essentiel de bien connaître les plus fréquents afin de les éviter.  Le joueur ayant maîtrisé toutes les embûches énumérées dans cette série de deux articles sera déjà d’un niveau bien supérieur au joueur moyen.  Pour le reste, il n’y a pas de secret miracle !  Il suffit de jouer, encore et encore, dans l’objectif ultime de toujours s’améliorer.  Le poker est un chemin sans destination.  Le jour où vous arrêtez de vous améliorer, vous commencez déjà à régresser !

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