Le processus de décision au poker

Publié le 27 mars 2009

Le poker est un jeu de décisions.  Le joueur prenant les meilleures et ce, le plus régulièrement, sera un joueur gagnant.  Au contraire, l’incapacité de prendre des décisions justes selon l’information dont nous disposons nous coûtera assurément de l’argent.  À chaque fois que l’action se rend à nous dans une main de poker, une décision doit être prise.  Encadrer ce processus de décision sous des questions faciles et claires est une manière clé d’améliorer son jugement à la table.  Voici trois questions que vous devriez toujours vous poser avant d’agir au poker, que ce soit pour une décision banale, tout comme une qui met votre tournoi ou votre tapis en jeu.

1. Quelles mains peut possiblement avoir mon adversaire ?

Cette étape est de loin la plus difficile.  Nous cherchons ici à établir la gamme de mains la plus probable que peut détenir mon adversaire, en évitant de s’arrêter sur une seule main spécifique.  Cette étape est difficile car elle dépend de plusieurs facteurs dont votre expérience, votre sens de l’observation ainsi que votre capacité d’assimiler l’information que vos adversaires vous fournissent.  Une manière efficace de procéder est d’utiliser l’élimination, retirant toutes les mains  que votre adversaire ne peut détenir à cet instant.  On y ajoute l’information spécifique recueillie dans la main afin d’établir une gamme de mains possible qui sera plus ou moins large selon l’adversaire.

2. Où cela me place-t-il dans la main ?

Maintenant que vous avez une idée de ce que votre adversaire peut détenir, comment sa main se compare-t-elle à la vôtre ?  Cette étape est celle où vous utilisez tous les concepts de calcul tels que les côtes du pot et les côtes implicites.  Vous devez définir le plus clairement possible vos chances de remporter cette main, considérant la force de la vôtre versus comment se comporte la gamme de mains de votre adversaire.

3. Quelle action maximise mes gains ?  (ou diminue mes pertes ?)

Diminuer ses pertes est encore plus important que de maximiser ses gains.  Tout joueur peut gagner un énorme pot alors que ses AA se confrontent aux KK de l’adversaire.  Or, d’être capable de ne pas payer tout son tapis avec une main forte alors qu’on est battu est un art qui différencie réellement les professionnels des amateurs.

Cette troisième et dernière question est essentiellement la conclusion logique des raisonnements posés en 1 et 2.  Maintenant que je connais les mains que mon adversaire peut détenir et que je sais comment ma main se situe versus cette gamme,  qu’elle action dois-je prendre afin de faire le meilleur jeu ?  On analyse ici si ces informations nous poussent à coucher notre main, à appeler la mise ou à relancer.  Dans le cas où la relance est choisie, cette étape nous demande aussi de quantifier celle-ci.

Ce schème de réflexion peut paraître anodin mais de l’utiliser systématiquement améliorera et accélérera la prise de décisions optimales.  Trop de décisions sont prises intuitivement alors qu’un moment supplémentaire de réflexion empêcherait aisément de commettre des erreurs.  Pratiquez ce processus et vous le maîtriserez en un rien de temps !

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