L’Art de Bluffer – 1ère Partie

Publié le 6 décembre 2005

Voici donc le premier de 4 articles sur l’art de bluffer au poker. Non seulement nous vous montrerons comment bluffer, quand et pourquoi, mais nous vous parlerons aussi de quelques-uns des bluffs les plus célèbres dans l’histoire du poker.
Le bluff, L’élixir magique du poker. Voici donc la partie du jeu ou l’art et le drame se rencontrent. C’est l’endroit ou les mythes sont créés. Après tout, que serait un film western sans une scène représentant une partie de poker où un des joueurs tente de bluffer son adversaire afin de gagner un gros magot.
Pour ceux qui ne jouent pas au poker, ou qui sont des débutant des premières heures, le bluffe est la matière première de leur pensé et de leur action.
Est-ce que cette conversation vous revient en tête?!
Non Joueur : Vous êtes un joueur de poker professionnel? Wow ; vous devez avoir toute une poker face.
Joueur Professionnel : Pourquoi dites-vous cela?
NJ : Et bien vous avez besoin d’une poker face puisque vous passez votre temps à bluffer… non?
JP : En fait le bluffe n’est qu’une infime partie du poker, les meilleurs joueurs ne bluffe vraiment pas si souvent que ça.
NJ : «hummmmm … ce n’est pas comme dans les films?’
JP : (haussant les épaules en signe de résignation, ayant eu ce genre de conversation si souvent) Et bien le poker, c’est TRÈS différent de ce que l’on voit au cinéma.
Mais qu’est ce que le bluff?
Demandez à la plus part des joueurs de poker de vous définir ce qu’est le bluffe et ils vous répondront que : le bluffe consiste à miser avec un main faible dans l’espoir de voir l’adversaire se résigner et coucher sa main. Après tout, sans le bluffe, le poker serait un jeu ennuyeux. Les mises seraient lancées et les meilleures mains gagneraient. Toujours.
Au poker il y a les gagnants et il y a ceux qui perdent la plupart du temps. Et c’est souvent le bluffe – ou plutôt la possibilité que quelqu’un bluffe – qui vient faire toute la différence à long terme entre le loups et l’agneau. Le bluffe, après tout, est l’art de l’illusion et c’est un élément essentiel dans un poker gagnant.
Après tout, si votre adversaire connaissait votre jeu à chacune des mains il seraient assez difficile à battre. Créer l’illusion est une façon de garder votre adversaire en déséquilibre et ce constamment. Tout comme une feinte au football, ou un coup sûr au baseball, créer l’illusion requiert du talent au poker.
Les différentes formes de bluffes
Miser ou relancer avec une main faible n’est seulement qu’une des formes que peu prendre le bluffe. Ce processus est interchangeable aussi. Au lieu d’être agressif avec une main faible, quelqu’un peu jouer très passivement avec une main forte dans l’idée de piéger son adversaire.
Il y’a aussi le semi-bluffe. Ce terme, inventé par le grand théoricien du poker David Sklansky, se définit ainsi : … un semi bluffe est une mise avec une main qui, si elle est appelée, ne figure pas être la meilleure pour l’emporter sur le moment mais qui a une chance raisonnable de battre les mains qui ont appelé au dévoilement.
Avec le semi-bluffe, un joueur a deux façons de gagner. L’adversaire peut croire que vous avez la main qu’il redoute et coucher ses cartes. Si votre adversaire appelle, le bluffeur pourrait attraper la carte dont il a besoin et battre ainsi son adversaire.
L’importance du bluffe
Il y a quelques joueurs qui ne bluffent jamais. Lorsque vous en prenez conscience, jouer contre eux devient un jeu d’enfant. S’il mise une fois que toutes les cartes sont montrées vous pouvez alors coucher votre main à moins que vous croyiez avoir une main supérieure. Si c’est le cas… vous devriez miser d’avantage.
D’autres joueurs sont des bluffeurs accomplis. Quand ils misent, vous devez appeler temps et aussi longtemps que vous tenez une main raisonnable. Même si les vrais bluffeurs vont de temps à autre jouer des vraies mains puissantes, le fait est que puisqu’ils bluffent souvent votre décision devient alors plus facile. En appellent, vous gagnerez beaucoup plus d’argent à long terme que vous en sauveriez en couchant la main.
Voyez comment Bobby Baldwin bluffa Crandall Addington pour un gros magot pendant la final des world series of poker.
Bluffe Historique: Bladwin VS Addington
Pendant les WSOP de 1978 du no-limit hold’em championship, Bobby Baldwin, jadis un joueur professionnel de poker, maintenant président du bellagio hôtel à las Vegas, était en tête-à-tête contre Crandall Addington un banquier de San Antonio, pour la victoire.
Addington était le grand favori à l’époque il avait 275 000 en jeton contre 145 000 pour Baldwin. Baldwin mise avant le flop, Addington appel. Le Flop Qd 4d 3c. Baldwin mise 30 000. Que peut-il avoir?!?! Un tirage à la séquence ou à la couleur était tous 2 possibles. Tout comme une pair de dames.
Crandall Addington appel sans un moment d’hésitation, un signe donc qu’il possède aussi une bonne main. Le tournant tombe Ad, créant une bonne possibilité de séquence ou de couleur. Baldwin mise 95 000$ (de plus que le 92 000 déjà dans le pot), se laissant seulement quelques jetons s’il perd la main. Si Addington appel et gagne Baldwin se retrouverait presque ruiné et il deviendrait sûrement le champion… si par contre il appelle la mise de Baldwin et perd, les rôles alors s’interchangeraient et Baldwin deviendrait le meneur en jeton… et de loin. S’il couche sa main, il aurait toujours un bon montant de jeton en avance sur Baldwin et resterait favori pour le titre.
Addington décide de coucher sa main. Baldwin tout en s’avançant pour ramasser le pot retourna ses cartes au centre de la table… 10h9h. Baldwin gagna 92 000 en jeton avec une main perdante. Ceci changea le momentum du match et Baldwin devint un peu plus tard le champion des WSOP 1978 – à savoir s’il gagna le tournoi ou le vola au nez d’Addington est sujet à interprétation.

Comments

Powered by Facebook Comments

Autres nouvelles dans cette catégorie
L'épidémie moderne de relances au hold'em
Débutants: Êtes-vous du type tournoi ou partie à l'argent?
Quelle histoire racontez-vous?
Êtes-vous un joueur de poker du passé?
Qu'est-ce que le poker et une bouse de vache ont en commun?
HAUT DE LA PAGE