Cours de Texas Hold’em – 6e Partie

Publié le 27 mai 2001

QUE DEVRAIS-JE FAIRE QUAND JE COMPLÈTE MON TIRAGE?

Beaucoup de débutants au Hold’em checkent automatiquement une bonne couleur d’une position hâtive, espérant passer-relancer, embusquant de ce fait leurs adversaires pour un mise additionnel. D’autres misent toujours. Ce sont deux stratégies très différentes. Laquelle est correcte? Règle générale sur le check-relancer- voici la première règle générale sur le check-relancer: Faites-le lorsque vous croyez que vous aurez la meilleure main la plupart du temps que vous serez appelés. La seconde règle générale sur le passer-relancer est que vous devez être assez certains que votre adversaire misera si vous checkez. Ce n’est pas plaisant de checker une grosse main et voir vos adversaires checker derrière vous, particulièrement lorsque vous savez qu’ils auraient appelé si vous aviez misé. Si vous n’êtes pas certains que vous détiendrez la meilleure main si vous êtes appelés, ou si vous n’êtes pas sûr qu’un de vos adversaires misera si vous checkez, ne check-relancez pas.

PAIRE SUPÉRIEURE SUR LA RIVIÈRE

Un éternel dilemme est quoi faire quand vous détenez la paire supérieure contre un ou deux adversaires et que toutes les cartes ont été données. Vous devez alors choisir entre passer ou miser, ou si votre adversaire agit en premier, d’appeler, de vous coucher, ou de relancer. Si vous êtes observateur, vous aurez noté que certains adversaires miseront presque toujours une paire supérieure sur la rivière, à moins qu’il y ait menace d’une couleur ou suite. D’autres, misent rarement une paire, même lorsque le tableau n’est pas menaçant. La plupart, cependant, tombent quelque part dans le milieu. C’est une question de jugement. Il n’y a aucune formule magique pour vous aider à déterminer la meilleure ligne de conduite, mais il y a certaines choses que vous pouvez faire pour éclaircir votre décision.
Supposons que vous êtes le premier à parler et relancez avant le flop avec A-K. Deux adversaires appellent. Vous misez sur le flop et le tournant. À ce moment, le tableau est A-Q-4-7-9 non-assorti. Toutes les cartes ont été données, personne ne s’est couché, et c’est votre tour d’agir. Devriez-vous miser ou checker? Vous battrez n’importe quelle paire, mais perdrez contre n’importe quelle deux paires. À moins qu’un de vos adversaires détenait une paire de neuf et ait fait un set sur la rivière, vous pouvez probablement écarter l’idée qu’il y a un set contre vous.
Si un de vos adversaires avait floppé ou tourné un triple, il aurait relancé sur le tournant – lorsque les limites ont doublé. Votre véritable inquiétude, bien sûr, est si l’un de vos adversaires détient deux paires. Si un adversaire détenait A-Q, il aurait probablement relancé avant le flop, égalisé sur le flop, et aurait probablement relancé votre mise sur le tournant. Un adversaire détenant A-7, A-4, Q-4, ou Q-7 aurait probablement relancé sur le tournant. Si vos adversaires relanceraient avec n’importe quelle deux paires et appelleraient avec des mains moins fortes, telles que A-8 ou Q-J, vous voulez miser. S’ils avaient fait deux paires sur le tournant, c’est à ce moment qu’ils auraient relancé. À moins qu’ils détiennent A-9, Q-9, 9-7, ou 9-4, votre mise sur la rivière sera appelé et vous gagnerez. Imaginez maintenant le même scénario mais cette fois, votre adversaire est premier à parler. S’il mise, est-ce que vous devriez vous coucher, appeler, ou relancer, et s’il check, devriez-vous miser? Si votre adversaire est très agressif et tend à jouer avec trop de force des mains faibles, vous pouvez relancer si vous soupçonnez qu’il mise une main plus faible que la vôtre. S’il est un joueur serré, appelez seulement sa mise. S’il est une vraie roche qui bluffe rarement, voir jamais, et qu’il mise sur la rivière, jetez n’importe quoi de plus faible que la paire supérieure avec un très bon acolyte. La clé, naturellement, est de connaître vos adversaires et leurs tendances. Détenir la paire supérieure sur la rivière est une situation très courante, et il est important que vous appreniez à bien la jouer.

LORSQUE LE POT DEVIENT GROS

Les pots deviennent parfois très gros, en particulier quand il y a eu une relance avant le flop. Ceci peut lier un bon nombre de joueurs au pot, et si le flop donne un tirage à la couleur ou à la suite à vos adversaires, vous pouvez être certain qu’ils seront là à la fin. Si les cartes de suites ou de couleurs ne tombent pas, un mise éliminera habituellement tous les adversaires qui tiraient. Souvent, il n’y a seulement que deux ou trois adversaires contestant un gros pot sur la rivière. Vous pourriez être impliqué avec la deuxième paire, ou peut-être la paire supérieure avec un acolyte marginal, et votre adversaire mise. Vous détenez une main que vous jetteriez si le pot était petit, mais avec tout cet argent au centre de la table, que devriez-vous faire?
Supposons que vous jouiez dans un jeu de Hold’em 3$-6$ et le pot est 90$ avant que vous atteigniez la rivière. Si votre adversaire mise, le pot contient maintenant 96$, et il vous offre 16-contre-1 sur votre argent. Si vous appelez et êtes battus, le coût est seulement de 6$ additionnel. Si vous jetez votre main et votre adversaire bluffait, vous avez fait une erreur de 96$. La réponse doit être évidente. Si vous pensez que ceci pourrait être une situation dans laquelle votre adversaire blufferait plus d’une fois sur 16, allez-y et appelez. Si vous êtes sûr que votre adversaire ne blufferait jamais, alors vous pouvez confortablement jeter votre main. Vous êtes toujours mieux de commettre une petite erreur en appelant avec une main perdante qu’une erreur catastrophique en couchant la main gagnante. Dans la situation citée ci-dessus, même si votre adversaire bluffait seulement une fois dans 10, vous êtes bien mieux d’appeler que de vous coucher. Si vous deviez appeler 10 fois, vous perdriez 6$ à neuf occasions, pour une perte de 54$. À la 10ème occasion, vous gagneriez un pot de 96$, pour un bénéfice net de 42$. Si vous divisez ce 42$ de bénéfice par chacune des 10 fois que vous avez appelé, votre décision d’appeler vaut 4.20$ chaque fois que vous la faite – indépendamment de si vous gagnez ce pot en particulier.
Si vous parlez en second et pensez qu’il y a une chance que vous avez la meilleure main, même si vous ne vous considérez pas le favori, vous pourriez relancer si votre adversaire mise. En faisant cela, vous pourriez obliger le troisième adversaire à coucher sa main. Si le premier adversaire misait une main faible en espérant que vous alliez vous coucher, il pourrait maintenant se coucher s’il soupçonne que vous détenez une grosse main. Ce type de jeu ajoute également de la mystification à votre jeu, mais comme tous les jeux trompeurs, vous devez l’employer intelligemment.

CINQ CONSEILS POUR NAVIGUER LA RIVIÈRE

Le jeu sur la rivière peut être complexe. Suivez ces conseils et vous éviterez les problèmes en cours de chemin.
1. Une fois que la carte de rivière est tournée, votre main n’a plus de valeur potentielle. Sa valeur a été réalisée.
2. Votre décision de checker ou miser si personne n’a agi, ou de coucher, appeler, relancer, ou re-relancer s’il y a eu de l’action, peut être basée seulement sur la valeur réalisée de votre main.
3. Lorsque vous faites deux paires, ce sera habituellement la meilleure main. Mais si le tournant ou la rivière apporte une troisième carte assortie, faîtes attention – votre adversaire pourrait avoir fait une couleur.
4. Lorsque vous êtes en tête-à-tête et le pot est gros, il vaut mieux de se tromper en appelant avec la main la plus faible que de coucher la gagnante.
5. Sur-appeler exige une main qui est assez forte pour battre les mains qui appelleront normalement.

CINQ CONSEILS POUR GAGNER AU HOLD’EM

Si vous jouez au Hold’em correctement, vous aurez incorporé tous ces conseils à votre jeu.
1. Jouez peu de mains de la position hâtive. Vous coucherez un bon nombre de mains, mais vous sauverez de l’argent.
2. La position est critique au Hold’em. Certaines mains que vous coucheriez en position hâtive peuvent être relancées en position tardives.
3. Le flop vous complète bien ou vous vous couchez: Si le flop n’aide pas votre main, considérez vous coucher, indépendamment de la façon dont votre main pouvait avoir l’air avant le flop.
4. Plusieurs de vos adversaires joueront A-K aussi fortement qu’une paire d’as ou de rois, mais elle n’est pas aussi forte. A-K est une main à tirage puissante, mais elle a habituellement besoin d’aide sur le flop pour gagner le pot.
5. Le Hold’em ne fait seulement que ressembler au Stud à sept cartes. En réalité, c’est un jeu très différent dû à l’utilisation de cartes communes, de l’aspect important de la position, et du fait que sur le flop, vous verrez 71 pourcent de votre main pour une simple tournée de mise.
Lou Krieger est l’auteur d’une rubrique de stratégie de poker pour le magazine Card Player. Vous pouvez visiter son site internet à www.loukrieger.com.

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