Cours de Texas Hold’em – 3e Partie

Publié le 27 mai 2001

VOUS ÊTES RELANCÉ

Si le pot a été relancé avant que ce soit votre tour d’agir, vous devez resserrer significativement les mains que vous jouez. Des joueurs perspicaces pourraient relancer avec presque tout en position tardive si personne n’est dans le pot à l’exception des blinds, mais si un joueur relance à partie d’une position hâtive, donnez-lui crédit pour une bonne main et couchez toutes les mains sauf les plus fortes. Souvenez-vous que vous avez besoin d’une main plus forte pour égaliser une relance que pour en instiguer une. Après tout, si vous relancez, vos adversaires pourraient se coucher, vous permettant de gagner les blinds par défaut. Si vous en appelez d’une relance, vous devez donner crédit à votre adversaire, et vous ne devriez en appeler seulement si vous croyez que votre main est encore plus forte.

LORSQU’UN JOUEUR RELANCE APRÈS QUE VOUS AYEZ APPELÉ

Lorsqu’un adversaire relance après que vous ayez appelé, vous êtes essentiellement engagé à appeler sa relance, voir le flop, et ensuite décider de la meilleure marche à suivre. Mais lorsque vous appelez pour ensuite être relancé et re-relancé par un troisième adversaire, vous devriez jeter votre main à moins qu’elle soit extrêmement forte. Supposons que vous ayez égalisé avec une main telle que 10h 9h. Ce n’est pas parce que cette main peut être jouable dans une partie docile que vous devez la jouer. La façon idéale de jouer des mains spéculatives comme celle-ci est d’une position tardive, avec un nombre élevé d’adversaires, et dans un pot qui n’a pas été relancé. Dans ces cas, une telle main en vaut le coup. Après tout, vous pouvez toujours la jeter si le flop est non favorable.
Quand devriez-vous relancer ? Le Hold’em est un jeu qui demande d’être agressif ainsi que sélectif. Vous ne pouvez pas gagner à long terme en égalisant passivement. Vous devez instiguer votre part de relances, et voici quelques mains qui peuvent être relancées. Vous pouvez toujours relancer avec une paire d’as, de rois, de reines, de valets ou de dix. En fait, si quelqu’un a relancé devant vous et que vous avez une paire d’as, de rois ou de reines, allez-y et re-relancez. Vous avez probablement la meilleure main de toute façon. Re-relancer protège votre main en limitant le champ, ce qui minimise les chances que quelqu’un soit chanceux sur le flop. Vous pouvez aussi relancer quand vous détenez un as assorti d’un roi, d’une reine ou d’un valet, ou d’un roi assorti d’une reine. Si vos cartes sont non-assorties, vous pouvez relancer quand vous détenez un as avec un roi ou une reine, ou un roi avec une reine. Si vous êtes dans une position tardive et personne n’a égalisé les blinds, vous pouvez relancer avec n’importe quelle paire, un as avec n’importe quel acolyte, un roi avec une reine, un valet, un 10 ou un 9. Lorsque vous relancer dans cette situation, vous espérer que les blinds – qui sont, après tout, des mains aléatoires – se couchent. Mais même s’ils jouent, votre as ou roi sera probablement la meilleure main si personne ne s’améliore.

JEU SUR LE FLOP

Les moments précis sont cristallisés dans le temps, capturé à jamais dans la mémoire, imprimé dans le conscient, jamais oubliés. Tel que Armstrong marchant sur la lune, et le premier coup de circuit que vous avez frappé dans les petites ligues, ces moments magiques ont défini la façon dont vous percevez et valorisez le monde qui vous entoure. Le Hold’em aussi a son moment précis, et c’est le flop. Au contraire du stud à sept cartes, dans lequel chaque carte qui suit à votre main de départ sont distribuées une par une parsemées de tournées d’enchères, lorsque vous voyez le flop au Hold’em, vous regardez à cinq-septième de votre main. C’est 71 pourcent de votre main, et le coût est seulement une seule tournée d’enchères. Les implications de ceci devraient être très claires : Si le flop ne complète pas votre main, c’est terminé. Jouer des mains non-favorites après le flop est une manière certaine de perdre de l’argent. Après le flop, la relation entre les mises et les cartes à venir est inversée. À ce moment, vous aurez à dépenser 83 pourcent du coût potentiel de la main pour le 29 pourcent restant de la main!

COMPLÉTER SA MAIN OU LA COUCHER

C’est ça le concept. Compléter sa main peut prendre l’une de trois formes : Le flop complète votre main parce qu’il l’améliore; il offre un tirage qui devrait bien payer si vous frappez; ou vous avez une grosse paire avant le flop. Si vous n’améliorez pas à une grosse main ou un tirage avec un bon potentiel d’être payé, sauvez-vous, et ce immédiatement.

LES FLOPS QUE VOUS ALLEZ AIMER

La plupart du temps, vous n’aimerez pas le flop, mais il y aura ces rares moments où il vous ira comme un gant. Quand vous serez assez chanceux de flopper une suite de couleur, un carré, une main pleine ou la meilleure couleur, votre inquiétude majeure ne sera pas si vous allez gagner, mais combien d’argent vous pourrez tirer de vos adversaires. Votre première tâche à accomplir est d’examiner la texture du flop. Vous devez ensuite essayer de déterminer quels adversaires ont une main complétée ou un tirage à une main qui serait deuxième à la vôtre, en vous basant sur les mises avant le flop.
Lou Krieger est l’auteur d’une rubrique de stratégie de poker pour le magazine Card Player. Vous pouvez visiter son site internet à www.loukrieger.com.

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