Heads-up PLO

Publié le 26 juin 2010

Comme le Pot-Limit Omaha est un jeu ou la nuts* peut  – et c’est souvent le cas – changer à chaque street, les joueurs n’ont pas tort de jouer super-tight* sur les tables pleines. Cela implique d’être très sélectif pré-flop et limiter votre éventail à quelque chose comme 15% de vos meilleures mains de départ, et continuer post-flop uniquement si vous avez une très bonne main ou une main faite.

Cependant, lorsque le jeu devient short-handed* ou heads-up, cette stratégie ne fonctionne pas. Dans ces situations, il n’est pas très judicieux de jouer trop tight et donner ainsi à vos adversaires des opportunités de voler les pots avec des relances pré-flop ou des mises continues post-flop. En bref, vous devez jouer plus de mains dans l’ensemble, plus de mains marginales, et jouer plus agressivement afin de réussir en heads-up.

Regardons une situation où un joueur détient une main comme 10-8-A-2 double-suited* avec un flop qui offre 10-8-2. Sur une table de PLO complète, c’est un cas où beaucoup de joueurs inexpérimentés sont susceptibles de faire faillite en mettant autant de jetons que possible avec leur “grosse main”. Tandis que deux top-paires peuvent être la meilleure main dans cette situation, il est peu probable qu’elle tienne contre des adversaires multiples, car il y a trop de façons de se faire battre par des sets ou des gros tirages Quinte, Couleur ou Full House.

En heads-up, par contre, c’est une situation complètement différente. Disons que vous détenez la même main avec un flop identique. Comme l’agressivité est une partie importante du jeu heads-up, miser vos jetons avec ce qui paraît être la meilleure main est à présent logique. Comme vous jouez de l’Omaha, votre adversaire peut encore avoir un gros tirage; miser vos jetons accomplit deux choses: gonfler le pot lorsque vous êtes susceptible d’être devant et empêcher votre adversaire d’améliorer sa main gratuitement.

Bien sûr, il y a plus qu’un style agressif consistant à atteindre les relances maximums si vous possédez une main faite. En Omaha, particulièrement, vous devez jouer un jeu plus agressif pré-flop que la normale. A cause la taille des blinds en heads-up, les joueurs expérimentés relanceront souvent sans relâche à partir de la petite blind (le bouton), simplement parce que la cote est très bonne. Cela devient particulièrement vrai contre des adversaires qui n’ont pas libéré leur jeu ou qui cherchent à colporter la nuts avec des mains premiums.

Si vous êtes prêt à relancer constamment à partir de la petite blind contre un adversaire tight, et le faire de nouveau avec une mise continue après le flop – que vous soyez connecté ou non – vous pourrez enregistrer un certain profit tant que votre jeu fonctionne au moins la moitié du temps. Si votre adversaire vous répond avant le flop, vous pouvez supposer qu’il a une grosse main de départ comme des As ou quelque chose comme 9-10-J-Q double-suited. Cela aide également à définir la force de votre main après le flop. Si, d’un autre côté, il suit pré-flop et suit ou relance après le flop, vous pouvez encore supposer qu’il possède une grosse main et agir avec prudence.

Contre des adversaires tight ou effrayés, ce n’est pas très difficile de réussir avec un style agressif une fois que vous êtes à l’aise avec le concept et avec ce qui, à plusieurs reprises, est susceptible d’être une main marginale. Contre des joueurs plus expérimentés ou agressifs, cela peut être une proposition plus intimidante. Alors que ces joueurs sont plus susceptibles de vous répondre pré-flop, cela ne veut pas dire que vous devez abandonner votre approche agressive, mais vous devrez envisager de la durcir post-flop si vous n’êtes pas connecté, ou mal connecté.

Disons que vous avez deux paires sur un flop A-4-7 avec deux carreaux. Votre adversaire check, vous misez et il relance. Que faites-vous ? La réponse se résume à votre lecture et votre expérience de votre adversaire tout au long de la partie. Pensez-vous qu’il joue un tirage ? Qu’il bluffe ? Relancerait-il avec rien ou cherche-t-il à vous faire effectuer un mauvais call alors que vous pouvez déjà être drawing dead*?

Avec rien de plus qu’une double paire ici, la question devient “Quelles mains puis-je battre en jouant de cette façon ?” À moins que vous n’accordiez pas plus qu’un draw à votre adversaire, la réponse est probablement “pas beaucoup”, et le plus sûr serait de vous coucher et rechercher une meilleure occasion. Mais encore une fois, la décision revient à votre lecture de l’adversaire et comment évaluez-vous sa force.

En bref, la clé pour réussir en Heads-Up PLO est de jouer loose* et jouer plus de mains avant et après le flop tout en gardant une trace du jeu de votre adversaire par rapport à vous. Souvenez-vous, c’est bien de jouer tight sur les tables pleines, mais l’agressivité est ce qui paye lorsque vous êtes short-handed.

Nuts: meilleure main possible.
Tight: Jouer serré. Ne jouer que peut de mains de départ et en les choisissant soigneusement.

Short-handed: Lorsqu’il y a entre 2 et 6 joueurs.

Suited: Cartes de même couleur ou de même famille. Cartes assorties.

Drawing Dead: Si aucune des cartes qui peuvent encore être distribuées dans la suite du coup ne peut lui permettre de battre la main adverse.

Loose: Jouer beaucoup de mains de départ.

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