Le chef exécutif de Playtech affirme que le rakeback tue l’industrie

Publié le 30 juillet 2009

C’est à pieds joints que Danny Frishman, patron de la firme Playtech, est entré dans le débat du rakeback dans l’industrie du poker en ligne.  Il a affirmé au EGRmagazine que de donner des pourcentages de rakeback linéaires tuait littéralement l’industrie et que l’interdiction d’offrir de telles offres avait beaucoup à voir avec la croissance du réseau IPoker.

Playtech développe des logiciels de jeu en ligne depuis 1999.  Outre le poker, la compagnie se spécialise en logiciels de casinos, d’arcades et de bingo.  Playtech est à l’origine du logiciel utilisé par les 68 sites membres du réseau IPoker.  La compagnie est située en Angleterre et est cotée à la Bourse de Londres sous le symbole PTEC.

Par cette entrevue, Frishman tentait d’expliquer pourquoi le réseau a totalement banni le rakeback, plutôt que de fixer un taux plafond et de le réguler comme d’autres réseaux tentent de le faire.

« Donner aux joueurs des pourcentages linéaires du rake généré crée une guerre des prix, réduit le profit plancher au minimum et n’incite pas à la loyauté.  Ça tue l’industrie en éliminant l’argent disponible pour le développement de meilleures plateformes et la création de promotions bien ciblées [...]  Nos opérateurs se concentrent maintenant sur le recrutement de nouveaux joueurs afin d’augmenter la liquidité moyenne plutôt que de faire circuler les joueurs entre les différentes salles du réseau IPoker, comme c’était auparavant le cas.  On a ainsi des joueurs plus loyaux ».

Frishman a rapidement du répondre du fait que certains sites sur le réseau semblent toujours offrir du rakeback, malgré les règles l’empêchant.  Il explique que toutes les nouvelles licences accordées sont très claires à ce propos et qu’une infraction mène au bannissement du site.

Frishman a également défendu le modèle de partage des revenus, qui est lui aussi parfois victime de critiques.  On lui reproche de réduire les sommes allouées à la rétention des joueurs actifs.  Frishman affirme au contraire que ce modèle permet de développer fortement de nouvelles niches et d’y recruter un trafic de qualité.  Néanmoins, il est d’accord que l’industrie actuelle ne laisse pas assez de marge afin d’éduquer de nouveaux joueurs et ainsi les recruter.  Ceci bénéficierait autant aux joueurs actifs qu’aux salles elles-mêmes affirme-t-il.

« Peut-être est-il plus intéressant pour ces joueurs de laisser un peu plus d’argent dans l’industrie afin qu’elle pénètre de nouveaux marchés et recrute de nouveaux joueurs.  Ces grinders génèrent tellement de rake pour en regagner une partie qu’ils seraient avantagés de remporter beaucoup plus du poker lui-même que de ce qu’ils retirent aujourd’hui en rakeback.  C’est dans l’intérêt de ces joueurs que l’industrie recrute de nouveaux visages » conclut-il.

Qu’en pensez-vous ?  Dans un monde idéal, préférez vous obtenir un taux maximal de retour à l’instant, ou sacrifiez une partie de ce rakeback afin d’assurer la pérennité de l’industrie et le flux de nouveaux joueurs ?

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Selon un article publié sur http://www.egrmagazine.com

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