Une année de probation pour le fondateur de Party Gaming

Publié le 20 décembre 2010

300M$ ne furent pas suffisants afin d’acheter la clémence totale de la justice américaine.  Anurag Dikshit, l’un des fondateurs de Party Gaming, a reçu une peine d’une année de probation du juge Jed Rakoff de la Cour de New York.   Il s’agit là d’un moindre mal pour Dikshit, qui risquait jusqu’à deux années d’emprisonnement.

Alors que l’UIGEA entrait en vigueur en 2006, Party Gaming se retirait du marché américain, voyant cette nouvelle loi comme une indication de l’illégalité du jeu en ligne aux États-UnisAnurag Dikshit fut le seul des trois fondateurs originaux à choisir de faire face à la musique.  Il se rendit devant la Cour américaine, où il admit avoir contrevenu au Wire Act, loi datant de 1961, alors que l’internet n’existait pas encore.  Il s’agissait de la première fois que le Wire Act s’appliquait au poker, étant auparavant surtout utilisée en relation aux paris sportifs.

Lors de ce procès, il y a maintenant deux ans, Dikshit accepta de payer une amende salée de 300M$, en plus de donner son entière coopération dans l’enquête subséquente.  Cette pénalité fut semble-t-il insuffisante au goût du juge, qui y ajoute maintenant  une année de probation dans son verdict final.

“Je suis persuadé qu’aucun temps d’emprisonnement ne serait justifiable dans ce cas précis”, ajoute le juge Rakoff.  Il faut dire que s’aurait été une décision lourde de conséquences d’emprisonner Dikshit, alors que d’autres entrepreneurs du poker en ligne agissent toujours en sol américain, puis ne font présentement face à aucune persécution.

Qu’advient-il des deux autres fondateurs, évidemment coupables du même “crime” que Dikshit?  Absolument rien, ce qui laissa le juge stupéfait.  “Personne d’autre n’a été mis sous accusation.  Pourtant, ça fait maintenant deux ans que le défendant a commencé à coopérer.  Qu’est-ce qui se passe?”.

Les deux autres fondateurs, Parasol et DeLeon, n’ont payé aucune amende à la justice américaine et se gardent bien de mettre les pieds aux États-Unis.

Dikshit a vendu ses dernières parts de Party Gaming en octobre 2009.  Il n’a maintenant plus rien à voir avec la compagnie l’ayant rendu riche.  Depuis, Party Gaming en est venu à une entente de non-persécution avec le gouvernement américain, en échange d’une amende supplémentaire de 105M$.  Advenant la légalisation et la régulation du poker aux États-Unis, Party Poker est pressenti comme un candidat ayant ainsi de grandes chances d’obtenir une licence.

Cette nouvelle est un avertissement assez clair aux dirigeants de sites tels que Full Tilt Poker et PokerStars qu’ils ont tout intérêt à demeurer loin du sol américain!  Pas qu’ils en avaient besoin par contre…

Discutez de la sentence d’Anurag Dikshit, cofondateur de Party Gaming, sur le forum de discussion

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