PokerStars et FTP pourraient participer à un poker régulé aux États-Unis selon la PPA

Publié le 5 août 2010

Une semaine après que le projet de Barney Frank HR 2267 ait été approuvé par le comité des services financiers américains, les réactions et spéculations sur l’avenir du dossier pleuvent chez nos voisins du Sud.

Le point chaud du dossier est sans contredit l’un des amendements ajoutés, citant que les sites ayant intentionnellement violé les lois liées au jeu ne pourront obtenir une licence afin d’opérer aux États-Unis. Interprétée au détriment des géants actuels, cette disposition pourrait complètement changer le portrait du poker en ligne à travers le monde, advenant évidemment que le projet soit éventuellement validé par le Congrès et le Sénat.

PokerStars réagit rapidement à cette nouvelle, appuyant sans condition le projet de Frank. Le géant en ligne qualifia ce développement comme le meilleur pas en avant jamais réalisé dans l’industrie du poker en ligne.  Stars disait appuyer le projet tout comme l’amendement affirmant que les salles illégales ne pourraient recevoir de licence, ajoutant avoir toujours respecté la justice américaine.  La compagnie ajouta que l’UIGEA n’avait clairement pas comme objectif de légiférer sur la nature du poker en ligne aux États-Unis, puis qu’elle était excitée de pouvoir éventuellement offrir un poker régulé en concurrence avec de nouveaux opérateurs.

Bien que cette réaction surprit, selon le magazine EGR, elle est aujourd’hui partagée par la PPA (Poker Players Alliance):

“Pour être clair, malgré les préoccupations de certains de nos membres, rien dans le projet adopté n’exclut les opérateurs de poker en ligne légitimes que les joueurs américains connaissent déjà et dans lesquels ils ont confiance de la possibilité de fonctionner sous un système réglementé”.

Les représentants de PokerStars tout comme ceux de Full Tilt Poker expliquent qu’ils disposent d’avis juridiques clairs démontrant qu’ils ne violent aucune loi américaine.  De plus, ils ajoutent qu’il est difficile de prouver qu’ils opèrent illégalement s’ils n’ont pas été déclarés coupables, ni même mis en accusation pour quoi que ce soit.  Ils disent ne pouvoir être considérés comme illégaux s’ils fonctionnent actuellement sans aucune répercussion juridique.

Cet avis n’est cependant pas partagé par Brad Sherman, l’auteur même de l’amendement rendant inéligible tout site ne pouvant certifier par écrit qu’il n’a jamais violé les lois américaines sur le jeu.  Pour lui, la situation est limpide:  “Al Capone n’aurait pas pu obtenir une licence de vente d’alcool s’il était demeuré présent après la fin de la prohibition”.

À quoi s’attendre du projet maintenant?

Après son éclatante victoire devant le comité des services financiers américains par une majorité de 41-22, quelles sont les prochaines étapes pour le projet HR 2267?

À l’heure actuelle, la question principale en est surtout une de délais.  Le temps passe rapidement et il reste à peine un mois d’activité au Congrès en cette année 2010.  Les députés seront de retour au travail le 10 septembre, puis le Congrès sera ajourné le 8 octobre pour les élections générales de mi-mandat.

L’intention avouée de Barney Frank est de tenter de joindre ce projet à un autre d’importance qui serait présenté dès le mois de septembre.

D’autres sont beaucoup plus pessimistes sur l’avenir du projet.  Selon Joe Brennan, président de iMEGA (Interactive Media Entertainment and Gaming Association), le projet de loi n’a pas de projet complémentaire au Sénat.  De plus, il estime qu’il n’y a aucune chance que ce projet puisse être présenté devant le Congrès pendant la session législative actuelle.  Il ajoute finalement que les amendements ajoutés au projet pourraient nuire à ses chances de succès plutôt que de les améliorer.  “C’est un projet de loi difficile rendu encore plus difficile par les modifications apportées, notamment celle sur les opérateurs futurs pouvant être licenciés” conclut-il.

Dans le meilleur des cas, il faudra donc attendre à l’automne pour obtenir de réels développements dans ce projet qui pourrait complètement redéfinir l’industrie du jeu en ligne.

Discutez de la participation de PokerStars et Full Tilt  Poker à un futur poker régulé aux États-Unis sur le forum de discussion

Comments

Powered by Facebook Comments