L'Ontario se lancera dans le jeu en ligne

Publié le 11 août 2010

L’objectif a clairement été établi:  en permettant le jeu en ligne dans la province dès 2012 l’Ontario souhaite tenter d’éponger une partie de son important déficit.

Contrairement au cas québécois où il  est entendu que le futur site sera opéré par la société d’État, aucune décision sur le mode opérationnel n’a encore été prise en Ontario.  Selon une étude de la Ontario Lottery and Gaming Corporation, les Canadiens dépensent près d’un milliard de dollars sur les sites de jeu en ligne du marché actuel.  Avec cette man?uvre, l’Ontario espère générer des recettes de 100M$ par année.

Un réseau englobant la Colombie-Britannique, le Québec ainsi que les provinces maritimes sera mis sur pied au Canada afin d’assurer un taux de fréquentation alléchant pour le poker.  Comme le jeu est du ressort provincial, chaque province aura son propre logiciel client, partageant néanmoins les mêmes tables.  Rien n’indique présentement que l’Ontario cherche à rejoindre ce futur réseau.

On promet déjà des mesures de sécurité accrues, avec des programmes de gestion d’identité et d’auto exclusion.

Une implantation pas si facile

En intégrant le marché en 2012 seulement, l’Ontario pourra profiter de l’exemple des autres provinces dans sa tentative de correctement percer le marché.  Le 15 juillet dernier, la Colombie-Britannique a lancé sa propre salle de jeu en ligne, www.playnow.com, sous un échec retentissant.  L’annonce officielle clamait d’abord que les serveurs du site n’avaient carrément pu supporter l’achalandage massif lors du lancement.  Or, il semblerait plutôt que la fermeture temporaire de la salle soit due à de sérieux problèmes de sécurité découverts.  12 joueurs auraient vu leurs informations personnelles être affichées à d’autres utilisateurs.  Au total, 134 comptes auraient été touchés par le problème.

En date d’aujourd’hui, la salle est toujours fermée.  La firme en charge du développement du logiciel, la BCLC (British Columbia Lottery Corporation), affirme avoir maintenant réglé le problème, mais prétend ne pas prévoir retourner en ligne tant et aussi longtemps qu’une firme indépendante n’aura pas complètement testé le logiciel.

Près d’un mois après le lancement de la salle, cette dernière n’a été accessible que pour quelques heures.  Une problématique pour le moins inquiétante que voudra éviter le Québec tout comme l’Ontario dans leurs initiatives respectives!

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