Les anciens proprios de Full Tilt Poker toujours dans l’eau chaude

Publié le 12 septembre 2012

Si la saga Full Tilt Poker en est à moins de deux mois d’une heureuse conclusion pour les joueurs suite au rachat de la salle par PokerStars assurant leur remboursement complet, les supplices semblent tout sauf terminés pour les anciens propriétaires.  Plus tôt cette semaine, le District Sud de New York a déposé une nouvelle poursuite civile amendée en lien aux accusations du Black Friday.  Si ce sont les mêmes individus qui demeurent visés par cette poursuite révisée, un ajout d’importance s’y trouve:   la demande de saisi des actifs des anciens propriétaires de Full Tilt Poker se base désormais également sur le Travel Act, une loi paraphée en 1961.

Selon l’interprétation gouvernementale de cette dernière, tous les actifs acquis dérivants d’activités illégalement offertes font face à une potentielle saisie.  La poursuite amendée spécifie que dans le cas des accusés, “il y a des raisons probables de croire que les actifs des accusés constituent, ou sont liés à, des actifs utilisés ou découlant d’une entreprise de jeu illégale”.

Selon les estimations du DoJ, c’est la colossale somme de 444M$ qui aurait été versée aux 23 actionnaires de Full Tilt Poker à travers ses années d’opérations illégales.  Entre 2006 (l’année d’entrée en vigueur de l’UIGEA) et 2011 (l’année du vendredi noir du poker), plus de 44M$ de ce total auraient été déposés dans des comptes appartenant spécifiquement à Howard Lederer.

Dans cette poursuite civile, le gouvernement cherche ainsi à obtenir compensation financière des sommes suivantes:

Howard Lederer – 42.5M$

Chris Ferguson – 42M$

Ray Bitar – 40.8M$

Rafe Furst – 11.7M$

Afin de récupérer cet argent,  la saisie de comptes bancaires, celle des propriétés des accusés, des automobiles, des fonds de retraite et des autres actifs sont toutes des options envisagées et permises.

Cette poursuite amendée arrive certainement comme une douche froide pour les accusés, tout particulièrement pour Howard Lederer, lui qui était en tentative de faire annuler ces mêmes accusations suite au jugement d’un juge américain qualifiant le poker de jeu de stratégie, et n’étant du coup pas soumis à la loi sur les jeux illégaux.  Le message envoyé est aujourd’hui limpide:  le futur de Full Tilt Poker en tant que compagnie a beau être un dossier désormais résolu, ses anciens propriétaires ne sont pas pour autant sortis d’affaire.

Dire qu’on ne parle là que des poursuites civiles, sans même aborder les accusations criminelles déposées contre ces mêmes individus!  Bien que les dernières pages de la saga demeurent à être écrites, avec le bannissement réussi des salles de poker en ligne aux États-Unis, l’assurance du remboursement de tous les joueurs floués chez Full Tilt Poker, la récupération de 547M$ par le DoJ suite à l’achat de la salle par PokerStars, la centaine de millions de dollars visée dans ces poursuites civiles et la possibilité apparente de traiter tous les individus impliqués en justice, il semble vraisemblablement que toute cette histoire se soldera par une victoire indéniable et complète du gouvernement américain face à l’industrie du poker en ligne suite à son opération du Black Friday.

Discutez des poursuites civiles amendées contre Lederer, Ferguson, Bitar et Furst sur le forum de discussion

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