Le Massachusetts vote contre l’abolition du jeu en ligne.

Publié le 26 mars 2008

Jeudi dernier, la maison législative du Massachusetts a votée en forte majorité (106 – 48) contre le projet de loi du gouverneur Deval Patrick qui sévirait le jeu en ligne à l’intérieur de l’état. L’idée derrière le projet de loi était de sévir le poker et le jeu en ligne avec une amende allant jusqu’à 25,000$ et une peine d’emprisonnement qui aurait pu atteindre les 24 mois.
Mais selon plusieurs experts, le vote aurait très bien pu pencher en faveurs du projet de loi si le gouverneur et son blocus auraient pu satisfaire l’intérêt de plusieurs groupes importants dans les négociations.
Premièrement, les indiens de la tribu Mashpee Wampanoag qui, plus tôt ce mois-ci, avaient demandé l’autorisation pour construire un casino indien à Middleborough. Apparemment, le gouverneur Patrick n’a pas pu confirmer l’acquisition de ses droits, ce qui lui aurait coûté le support de la tribu qui aurait grandement bénéficiée de ce projet de loi avec un casino physique à leur disposition. Les Mashpee ont en effet confirmé qu’ils auraient supportés le gouverneur pour ce projet de loi, ainsi que pour deux autres législations concernant le jeu au Massachusetts. Les Mashpee en échange demandait l’ouverture du casino selon les régulations indiennes aux Etats-Unis en plus d’une garantie de non-concurrence dans le sud-est de l’état. Cependant, vu l’incertitude au niveau de la législation actuelle, le cabinet du gouverneur Patrick aurait été réticent à accorder une convention à la tribu, croyant que les négociations pourront reprendre dans un futur rapproché dans de meilleures conditions. Avec le projet de loi qui s’est vu refuser l’approbation par la chambre de l’état, la situation semble maintenant drastiquement différente tant pour le cabinet Patrick que pour le clan Mashpee.
Deuxièmement, les hippodromes et autres avenues offrant diverses courses à des fins de spéculations monétaires auraient pu s’avérer être de forts alliés dans le projet du cabinet Patrick. Sans grande surprise, les tenanciers de tels établissements sont définitivement en faveurs d’un projet de loi obligeant les gens à utiliser les avenues physiques à l’extérieur de leur domicile à des fins de jeux et de spéculations. Mais comme le mentionne Gary Piontkowski, président de l’hippodrome Plainridge situé à Plainville : «Si Patrick avait inclus la possibilité d’obtenir des machines à sous dans nos établissements, il aurait définitivement pu obtenir un terrain d’attente et le support de la plupart des tenanciers d’établissements similaires’. Mais Patrick n’a pas exploré cette avenue, comme le mentionne Piontkowski, et la question reste à savoir où étaient les médias qui, pendant huit mois, auraient pu aiguiller le cabinet Patrick vers cette possibilité et obtenir ce support additionnel.
Le Dimanche précédant le vote, le représentant fédéral Michael E. Capuano aurait visité à son domicile le représentant de la chambre Salvatore F. DiMasi’s pour tenter d’obtenir un délai sur le vote du projet de loi du cabinet Patrick. Supposément, Patrick aurait demandé l’aide de Capuano pour s’acheter du temps en vu de changer la tendance des négociations qui indiquait, avec raison, l’échec éventuel du projet Patrick. Malgré les efforts de Capuano et la bonne volonté de DiMasi, Patrick aurait refusé de répondre aux conditions demandées par DiMasi pour accorder le délai. En effet, monsieur DiMasi demandait à ce que le gouverneur Patrick annonce publiquement son délai pour confirmer aux principaux intéressés que le vote n’était pas cancellé et que le gouverneur n’avait pas suffisamment de ressources pour effectivement remporter le vote.
Bien que le vote soit allé contre le cabinet Patrick, les experts et les proches des deux parties croient que le vote aurait pu être bien plus serré, voir en faveurs du projet Patrick, si ce dernier n’avait pas négligé l’obtention de support extérieur à son cabinet.

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