Le Département de Justice Américain frappe à nouveau

Publié le 24 mai 2011

Après que le Département de Justice Américain ait frappé contre les trois plus grands opérateurs de salles de poker en ligne opérant en sol américain le 15 avril dernier, une nouvelle offensive fut posée hier, alors que trois nouveaux individus ont été accusés, puis dix noms de domaine ont été saisis.

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Dans une opération ressemblant en tout point à celle vécue il y a plus d’un mois, les utilisateurs tendant de rejoindre les sites ci-dessous voient aujourd’hui une note du Département de Justice.

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Bookmaker.com
2Betsdi.com
Funtimebingo.com
Goldenarchcasino.com
Truepoker.com
Betmaker.com
Betgrandesports.com
Doylesroom.com
Betehorse.com
Beted.com

C’est un Grand Jury fédéral du District du Maryland qui a déposé deux actes d’accusation, documents qui semblent à priori identiques.  Le premier accuse ThrillX Systems Ltd, qui aurait permis les processus de paiement de BetEd.com.  Des accusations de blanchiment d’argent et d’offre de jeu en ligne illégale contre Darren Wright et David Parchomchuk (deux Canadiens) y sont déposées.

Le 2e acte d’accusation vise plutôt K23 Group Financial Services, opérant comme BMX Entertainment, accusant individuellement Ann Marie Puig.

Bien que la nature de la fraude prétendue ainsi que des accusations soit en tous points similaire aux événements du vendredi noir, cette offensive spécifique semble principalement visée les activités en lien avec les paris sportifs en ligne, plutôt que le poker exclusivement comme ce fut le cas en avril dernier.

Afin de mener à bien cette enquête, le Département de Sécurité Nationale (Homeland Security Investigations, ou HSI) a mis sur pieds une compagnie clandestine de processus de paiement, afin de recueillir des preuves irréfutables de son utilisation illégale par les salles opérant en sol américain.  Cette compagnie fut nommée Linwood Payment Solutions. Entre décembre 2009 et janvier 2011, la compagnie a traité plus de 300 000 transactions pour un peu plus de 33M$.  Quelle ironie de savoir que les paiements jugés illégaux étaient en fait traités par la Justice américaine elle-même, et ce, dans le but de justement démanteler un tel réseau!

Les accusés font face à un total maximal de 25 ans derrière les barreaux, soit cinq ans pour l’opération de salles de jeu en ligne illégales, puis 20 pour blanchiment d’argent.  Comme lors du vendredi noir du 15 avril dernier, les comptes en banque servant aux paiements ont été saisis.  Au total, 11 d’entre eux, tous liés à l’une ou l’autre des dix salles dont les noms de domaine ont été saisis, sont aujourd’hui entre les mains du Département de Justice Américain.  Seuls deux de ces comptes étaient en sol américain, alors que les autres sont répartis un peu partout autour de la planète.

Il est à noter que nombreuses des salles nommées sont maintenant accessibles via le nom de domaine .ag plutôt que .com

La fin du poker en ligne aux États-Unis?

Si les événements du vendredi noir ont fort probablement sonné le glas de l’ère actuelle du poker en ligne aux États-Unis, cette nouvelle offensive est une première pelletée de terre sur son cadavre encore chaud.  Si on pouvait se demander si l’appétit du Département de Justice allait être rassasié après son attaque contre les trois plus grands opérateurs, on a aujourd’hui la réponse qu’aucune salle ne bénéficiera de clémence.  Terminé le poker en ligne aux États-Unis!  Du moins, il en est ainsi jusqu’à l’ouverture d’un marché national avec systèmes de licences et taxation des opérateurs, développement que plusieurs estiment imminent.

Les joueurs américains téméraires, pour ne pas carrément dire imprudents, peuvent toujours s’adonner à leur passion sur trois autres salles connues, soit le réseau Merge, Cake Poker ainsi que Bodog Poker.  Or, à la lumière des plus récents développements, la question n’est pas de savoir si ces salles seront elles aussi visées par le Département de Justice, mais plutôt de savoir quand.

L’écho du vendredi noir nous a démontré comment la saisie des comptes opérationnels nuit aux remboursements des Américains, mais également aux opérations normales ailleurs dans le monde pour les salles à plus faible liquidité.  Pour cette raison, PrincePoker déconseille à tous de jouer sur l’un ou l’autre de ces trois sites.

Les alternatives sécuritaires avec les salles établies, celles cotées en bourse ou celles localement gérées apparaissent une fois de plus comme le futur du poker en ligne.  PrincePoker est fier de travailler conjointement avec des partenaires fiables et intègres tels que PokerStars, Party Poker, 888 Poker et Espacejeux.

PrincePoker vous tiendra évidemment au courant des plus récents développements, au fur et à mesure que l’histoire s’écrit.

Discutez de cette nouvelle offensive du Département de Justice Américain sur le forum de discussion

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