Isabelle Mercier – Profession : bluffeuse

Publié le 8 février 2008

Le 18 janvier dernier, la célèbre Isabelle « No Mercy » Mercier lançait à Montréal son autobiographie intitulée « Profession : bluffeuse », publiée aux éditions Flammarion. L’événement rassemblait de nombreuses personalités du poker au Québec tels qu’André Boyer, Jean-Philippe Piquette et Nicolas Fradet, ainsi que quelques vedettes comme Garou, Patrick Huard et Guy Laliberté, le président du Cirque du soleil. De plus, la famille d’Isabelle Mercier était également très présente. Un autocar de luxe avait en effet été nolisé uniquement pour transporter parents, oncles et cousines depuis Victoriaville d’où Isabelle est originaire.
L’autobiographie dresse un portrait tant professionnel que personnel de Mercier, depuis son enfance alors qu’elle apprenaît à maîtriser différents jeux de cartes avec ses parents et sa famille, en passant par son travail de croupier et de directrice du célèbre Aviation Club de France (un club de poker à Paris) jusqu’à ses débuts officiels en tant que joueuse de poker professionnelle. Ne cherchez cependant pas de stratégies sur le jeu de poker comme tel, car le livre n’en contient pratiquement aucune. Il se veut d’abord et avant tout le récit du quotidien et des aspirations d’une joueuse professionnelle, avec tous les hauts et les bas qu’une telle profession comporte.
Né à Victoriaville le 5 août 1975, Isabelle développe très tôt son intérêt pour les cartes grâce à ses parents. Elle devient une adolescente rebelle qui adopte un style vestimentaire gothique tout en demeurant une élève très douée. Une fois adulte, elle s’inscrit en droit à l’université. Elle ne travaillera dans ce domaine que quelques jours dans sa vie avant de démissionner du cabinet d’avocats qui venait tout juste de l’engager. Vers la fin de ses études, elle travaille au casino de Montréal comme croupier au blackjack. Isabelle raconte une anecdote très intéressante à ce sujet. Avant d’être engagé, elle devait subir un test médical complet. Hors, à cet époque, elle fumait régulièrement de la marijuana, ce qui lui aurait fait échouer automatiquement le test anti-drogue. Elle a alors demandé à une amie de lui fournir de l’urine « propre ». Le matin même de l’examen, elle a versé cet urine dans un sac de plastique collé sur son ventre juste avant de se rendre chez le médecin. Une fois sur place, elle a effectué son « test » d’urine avec son petit sac derrière un paravent alors que le médecin était tout juste de l’autre côté ! Le « bluff » a fonctionné et Isabelle a été engagée par le casino.
Une fois déménagée à Paris, elle travaille au Aviation Club, d’abord comme croupière puis comme directrice du marketing et organisatrice pour les tournois. C’est alors qu’elle travaille à l’organisation du premier tournoi du World Poker Tour à se tenir au club qu’elle rencontre Steven Liscomb, le président du WPT. Ce dernier l’invite même à jouer les commentatrices lors du déroulement de la table finale télévisée. Cette rencontre sera cruciale dans sa vie, car c’est grâce à lui qu’Isabelle a été invitée à participer au tournoi sur invitation Ladies Night du WPT, tournoi qu’elle a remporté et qui lui a permis par la suite d’être commanditée par le site PokerStars. C’est également lors de ce tournoi qu’elle a acquis son surnom de No Mercy que lui a donné le commentateur Mike Sexton en raison de son style aggressif.
Après quelques années à travailler au Aviation Club de France, elle décide de faire le grand saut et de devenir joueuse professionnelle. Elle vend tous ses effets personnels et ramasse ainsi 10 000 $ qui lui serviront de fond de roulement. Ce montant est nettement insuffisant, comme elle l’admettra elle-même, mais peu importe, elle se lance. Pour ce faire, elle déménage à Los Angeles et installe ses pénates au Commerce Casino où se trouve le plus grand poker room au monde. Ses débuts sont très modestes. Elle habite une petite chambre qu’elle partage avec d’autres joueurs et elle est parfois obligée de voler de la nourriture dans le buffet des hôtels pour se nourrir. Malgré tout, elle s’accroche à son rêve.
Une fois commanditée par PokerStars quelques années plus tard, la situation change complètement. Elle peut dorénavant participer aux plus grands tournois à travers le monde sans avoir à dépenser un sous de sa poche. Elle accumule en plus quelques bourses fort intéressantes alors qu’elle atteint la table finale d’un tournoi du European Poker Tour et des WSOP. Aujourd’hui, elle n’a plus aucune difficulté à se payer tous les vêtements et souliers de designers dont elle rafole. Isabelle Mercier aime le luxe, le glamour, les projecteurs, et elle ne s’en cache pas.
Le livre aborde également sa vie sentimentale entre les tournois de poker. On apprend ainsi qu’elle a eu une relation épisodique avec Gus Hansen qu’elle avait rencontré lors d’un tournoi du WPT. Elle est également une amie de David Benyamine et de Bruno Fitoussi, deux joueurs professionnels français.
En plus de poursuivre sa carrière de joueuse, Isabelle tente aujourd’hui de diversifier ses activités. Après l’écriture de sa biographie, elle prévoit lancer une ligne de vêtements en Asie où son style coloré est très populaire. Enfin, elle veut fonder différentes entreprises afin de devenir une femme d’affaire accomplie tout en assurant la promotion de son commanditaire partout à travers le monde.

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