Profil Poker: Cookie!

Publié le 30 avril 2009

PrincePoker a rencontré Cookie, sans doute la femme la plus impliquée dans le poker Québécois.  Les membres et visiteurs de longue date de PrincePoker la connaissent bien.  Cookie a rapidement gravit les échelons pour occuper différentes occupations d’importance.  Elle est maintenant directrice marketing Québec chez PokerStars, en plus de concevoir intégralement de son émission, « Le Poker Show ».  Voici l’entretien que nous avons eu la chance d’avoir avec elle :

PP : Parle-nous un peu de tes débuts au poker, comme joueuse.

Cookie :J’ai toujours aimé les jeux de société, de cartes qui demandaient un brin de stratégie, de folie et de guts… Nous avons toujours joué aux cartes dans ma famille, et quand j’étais jeune on passait de longues soirées à se diviser un gros pot de cennes noires avec lequel on pariait à toutes sortes de jeux comme le Straight Poker, le « In-Between », etc.  Et un jour, un de mes amis d’enfance se présenta chez moi en m’invitant à voir un site Internet sur lequel on pouvait jouer à une forme de poker super trippante ; Le Texas Hold’Em.  C’est donc sur Pokerstars que j’ai découvert la première fois le poker pour vrai… J’avais 21 ans, il y a donc déjà 7 ans de cela. À partir de ce jour-là, j’ai joué au poker, l’ai étudié, lu, écrit et fait un paquet de trucs qui s’y rapportent tous les jours de ma vie sans relâche…

Contrairement donc à une grande majorité de joueurs de poker, moi j’ai découvert cette passion on-line plutôt que live. Ce n’est qu’après environ un an et demi de jeu à la maison, et d’home games que je me suis décidée à sortir de chez moi, histoire de découvrir un peu le monde extérieur du poker… La première place où j’ai joué live c’était au Jumelgi, et aussi drôle que ça puisse paraître c’est à ce moment précis que j’ai découvert que cette petite merveille qu’on appelle « poker » serait en fait la passion de ma vie, pour le reste de mes jours.

Ce n’est qu’après environ un an, à partir de ma découverte du Live, que j’ai commencé à travailler dans le domaine comme croupière. Au début, je me suis vraiment défoncée à étudier, rechercher les règles, trouver des trucs, lire des livres sur le sujet, pour enfin en faire une source de revenus stables… parce qu’on s’entend, au début, peu de joueurs peuvent se compter comme des gagnants stables… Y travailler me semblait donc la solution la plus constructive pour faire de l’argent dans le domaine, tout en apprenant, et en montant vers où je voulais me diriger…

PP :     Tu t’es rapidement intéressée à l’autre coté de la table. On a connu Cookie la croupière, ensuite la formatrice, l’écrivaine ; en peu de temps tu es devenue célèbre partout au Québec. D’où venait ce besoin de voir comment ça se passe en coulisse ?

Cookie :          C’est intéressant comme question parce qu’on peut se demander sérieusement si j’avais tout bonnement envie de faire de l’argent stable avec le domaine ou si j’étais simplement si passionnée par le poker que j’avais envie d’en découvrir tous les aspects… Et même si au départ je dois avouer que ma première pensée fut orientée vers les revenus possibles avec ce travail, j’ai rapidement découvert que c’est en l’étudiant, en y travaillant et en y participant activement que ça devenait réellement le centre de ma vie, ma passion… Et finalement, quand on y pense, à tous ces niveaux, il n’y avait pas tant d’argent à faire. Toutefois, l’expérience et les connaissances de poker que j’y ai accumulées au travers toutes ces années de travail dans divers domaines du poker sont inestimables. Imaginez être croupier tous les jours ou presque pendant 2 ans et demi… On en voit-tu pas des mains vous pensez ?? Et à partir du moment où tu deviens un peu automatique dans ton travail, par habitude, tu te retrouves donc à avoir beaucoup de temps à table pour observer tout ce qui s’y passe, et en tirer un maximum d’informations extrêmement pertinentes dans ton propre jeu…

PP :     Il y a quelques années, ton travail a été reconnu et récompensé : tu es devenue responsable québécoise du marketing de PokerStars. Évidemment, tout le monde se pose les mêmes questions : comment on en arrive à occuper un tel poste ? Ça demande beaucoup ? Est-ce tout ce que ça semble être en termes de prestige, d’avantages, de réalisation professionnelle ?

Cookie :          Oui, hé bien après avoir passé plus de 3 ans dans le domaine du poker ; à brasser, lire, écrire, voyager, jouer, jouer et rejouer, je sentais que j’avais envie de passer à un niveau supérieur d’accomplissement, et je sentais que j’avais beaucoup à offrir… Au départ, je me suis assise avec un calepin de notes et un stylo, et me suis mise à écrire tous les emplois qui pourraient me plaire dans le domaine, mais surtout que j’avais les connaissances, capacité et la passion de faire… Comme j’avais également complété un BAC en Marketing/Publicité, je regardais vers cet optique, ou vers la possibilité d’emménager ailleurs ; Europe, USA, etc. pour être croupière ou « manager de poker room ».

Comme j’avais fait beaucoup de voyages de poker, et de reportages pour PrincePoker, entre autres ; plusieurs portes, plusieurs casinos m’étaient ouverts, et je ne savais pas trop vers quoi me tourner. Lors d’un de mes voyages à Atlantic City, au Borgata, je me fis proposer un poste de directrice du poker room du Borgata, un poste qui même si le salaire n’était pas à tout rompre m’intéressait énormément vu les possibilités d’avancement, et le fait surtout que le Borgata est de loin mon casino préféré. J’ai pris un temps de recul et de réflexion pour analyser les villes environnantes, les procédures de déménagement, de permis, de carte verte et tout le bataclan. Je trouvais que ça semblait plutôt complexe, mais tout de même alléchant… Et puis je n’ai pas peur du changement.

Mais finalement, avant de retourner vers le New Jersey, je me mis à faire des applications pour des postes de représentante, directrice marketing, etc. dans le domaine du marketing/pub et pour des sites de poker uniquement. Alors que je naviguais au travers le site de PokerStars j’entrevis un poste de directeur marketing de l’Amérique du Nord… Un immense poste qui même s’il me semblait grand, me sonnait quand même une cloche. Je mis alors à envoyer mon CV à PokerStars, à leur écrire sans arrêt, en leur expliquant combien j’étais prête à tout vendre pour être parmi leur équipe… héhé… Finalement, quand on donna suite à mon harcèlement en série ; ce fut pour me dire que malheureusement, le poste en question avait été comblé quelques mois au par-avant. Puis, j’eus la brillante idée de leur demander ce qu’ils faisaient de spécial pour le Québec, pour le Canada francophone… C’est à ce moment qu’on me répondit que c’était simplement le directeur du Canada qui gérait tout ça au travers de son mandat du « Canada ». J’eus alors la chance de pouvoir leur exprimer de vive voix que le Québec, le français était en soit un tout autre monde, une autre mentalité et donc, ça va de soit, une toute autre stratégie de marketing. Je leur offris alors de m’essayer à gérer le Québec, et essayer de percer ce marché tout à fait différent. Après avoir constaté mon acharnement, ma dévotion, ma passion, le fait que j’en avais accompli beaucoup dans le domaine, dans mon marché et après avoir consulté mon curriculum, ils se rendirent bien à l’évidence qu’une fille passionnée de la sorte ne pouvait pas faire autrement que vraiment se donner corps et âme à l’ouvrage et décidèrent donc de m’offrir ma chance ; il y a de cela maintenant deux ans et demi déjà !

Évidemment, ce n’est pas un travail qu’on fait au bout de son sofa, la tête dans les nuages. C’est un travail qui demande extrêmement d’acharnement, de volonté, de pro-activité et de leadership. Quand on travaille de la maison, et qu’on est directrice/directeur marketing, oui on a beaucoup d’avantages, mais on a beaucoup de responsabilités également. Oui, c’est moi qui décide tout ce qu’on fait en matière de marketing dans mon marché ; mais c’est aussi moi qui en assume la responsabilité, et l’impact des résultats.

Il va de soit que j’ai énormément de plaisir à faire mon travail, et je m’y sens pleinement épanouie. J’ai quand même un bon flot de travail, mais il augmente souvent, et de beaucoup basé sur les choses que je décide ou pas de me rajouter. Par exemple, en ce moment, je fais mes tâches régulières en plus de faire un cours privé en réalisation TV, d’écrire et de gérer tout le Poker Show II, faire des capsules MSN, et quelques autres projets sur lesquels je travaille en ce moment. Évidemment, dans la plupart des cas, je pourrais aisément engager certains professionnels de l’extérieur pour effectuer certaines tâches que je fais moi-même telles que Produire le show, Traduire nos pages web, Écrire le Poker Show, Gérer le contenu de mes pages MSN, si je n’en fais rien c’est parce que j’adore participer à tout ce que je fonde comme projet, et donc j’y accumule une expérience folle.

PP :     Tu réalises maintenant le Poker Show. Ton plus gros défi avec ce programme était lequel au début et quel est-il maintenant ?

Cookie :          Je dois préciser que je ne fais pas que réaliser le Poker Show ; j’en ai trouvé le concept entier, je l’écris au complet, je le produis, l’anime, le gère, le commente et le coréalise. Je ne dis pas ça pour m’attirer des applaudissements, ou me vanter, mais simplement pour souligner le fait qu’en faire autant sur un show TV veut dire en avoir une perception différente, et globale. Le Poker Show c’est mon bébé, et je tiens à « l’élever » dans tous les domaines… Au départ, mon idée était simple ; attirer l’attention de monsieur-madame tout-le-monde qui ne joue pas nécessairement au poker et lui offrir la chance d’apprendre toutes sortes de concepts du poker, de se divertir, d’en apprendre plus sur ses artistes préférés ainsi qu’offrir un show de « sport » complet.
Je ne prétends pas avoir atteint tous ces objectifs l’an dernier, mais je peux affirmer avoir exactement le même but cette année au cours de la seconde saison.

Cette année, j’ai surélevé les critères de qualité de mon show à tous les niveaux sans exception ; vous devriez y voir une immense différence !

L’an passé, quand j’ai proposé le show à TQS, nous étions au mois d’août, et alors qu’ils acceptaient l’idée que je leur proposais à la base pour janvier 09, ils me demandaient de le livrer pour septembre… Au début, j’ai vraiment paniqué, mais j’ai senti qu’il fallait que je saisisse la chance pendant qu’elle passait que je mette les bouchées quadruples pour ne pas manquer le bateau.

Je n’avais jamais ni écris pour la TV, ni diriger, ni réaliser, ni produits. Rien. Aucune expérience TV, mais je sentais que je pouvais le faire au fond de moi-même, et c’est alors que je me suis découvert une autre passion ; faire de la TV pour le poker c’est vraiment le pied !

Avec plusieurs obstacles sur mon passage, un manque concret d’expérience en la chose, et des délais à se tordre de rire, j’ai passé de peine et de misère au travers le trimestre de l’automne 2008. Mais c’est avec fierté que je me rendis bel et bien vivante jusqu’en décembre, et que je pus donc constater les bons effets de mon travail complètement acharné. J’eus tellement de bons résultats de mon expérience qu’on me félicita grandement lors des réunions de fin d’année de forum de discussion

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