Quand perdre est il trop?

Publié le 1 septembre 2010

Je regardais tantôt, après une difficile journée d’ouvrage, (en passant, comment ce fait-il que j’aie encore de ces jours?) des vidéos de prop bets.  Commençant par celui de Poker John pour tomber sur celui de Joe Cada, la « recherche » a dérapé vers toutes sortes de gageures plus farfelues les unes que les autres.  Vive Youtube!

À un moment donné, mon cerveau, maigre organe de moi-même, dévia vers une image d’il y a 3 ans.  Je dois vous mettre en situation. Dans une autre vie, il y a 3 ans, Philippe (Akakakir)et moi avions reçu un mandat d’ Everest Poker pour parcourir le Québec et enseigner les rudiments du poker.  Nous avions surnommé notre aventure la Caravane Everest Poker. Phil avait peu aimé, j’avais adoré.  Tout cela est cependant une histoire bien différente!

Nous avons connu notre lot de bons coups, mauvais coups et coups reportés. Le tout n’était pas évident à planifier, vous vous en doutez certainement.  Je dois ajouter qu’à l’époque, nous ne disposions pas de PrincePoker comme outil promotionnel.  Cependant, les proprios d’alors avaient été assez gentils, tout comme sebasdess d’ailleurs, pour nous permettre d’annoncer dans leurs pages. L’annonce va de soit. Le fait que nous conservions les revenus d’affiliées, aussi maigres soient-ils, était une autre paire de manches. Un gros merci encore à Nic et Sébas!

Pour revenir au sujet, notre second arrêt fut à Ste. Agathe.   Assez loin merci, mais une gang de passionnés y jouait chaque semaine. Le buyin était relativement petit, le calibre de joueurs semblait conséquent.  Nous sommes donc descendus un mardi soir afin de rencontrer les gens de cette ligue ayant manifesté un grand intérêt pour notre caravane. Après avoir joué leur tournoi hebdomadaire, sans trop de succès (Phil vous dira que c’était intentionnel, pour se faire des amis )nous retournions au Moe’s de Ste Agathe un dimanche midi pour notre arrêt officiel!

Le Moe’s est une excellente place pour un tel genre d’événement.  Nous avons donc accueilli  une quarantaine de joueurs, tous prêts à recevoir nos « recettes à succès ». Petite journée sans histoire, avec plusieurs invités de grand talent, à notre grande surprise.  Entre autres, Star, notre second commanditaire, sans qui nous n’aurions jamais pu survivre.

La journée terminée, il nous restait à prendre une (ou deux) bières, souper, et rebrousser chemin vers la région montréalaise.  Grosse surprise!!! Pendant notre seconde bière, une femme d’environ 40 ans s’approche de nous. Elle se met à jaser avec Phil et lui dit qu’elle est tout à fait contre le poker. Pourquoi, demande t’il?

Parce que, lorsque j’étais jeune, mon père m’a perdu aux cartes! Laurent, le proprio du Moe’s, a pu nous confirmer l’histoire. Vraiment, il y a 2 générations.  Un enfant pouvait être perdu simplement sur une rivière! Moise devrait se compter chanceux lol.

L’histoire, quoiqu’assommante, est véridique! De quoi remettre les histoires d’aujourd’hui  en perspective! Dans ces années-là, la majorité des gens, surtout en milieu rural, ne savaient ni lire, compter ou écrire.  Le poker se jouait sous forme de draw, quelques fois sans limite.

Puis sans limite signifiait exactement cela! Un joueur croyant pouvoir gagner une main pouvait très bien miser son char, puis sa maison! Après avoir perdu les 2, il lui restait soit sa femme, soit ses enfants!

Et indépendamment de ce que tout un chacun tentera de vous expliquer, le poker a évolué grandement depuis 40 ans!  Croyez-moi, c’est pour le mieux. Remarquez que dans certains cas, le changement pouvait être bon!

Discutez de cet éditorial d’Hibou sur le forum de discussion

Comments

Powered by Facebook Comments

Autres nouvelles dans cette catégorie
Gagner un bracelet WSOP grâce à une déconnexion?
De quoi le ministre Leitao se mêle-t-il?
Terminés, les téteux de drinks aux machines vidéo-poker de Las Vegas!
Le guide complet de taxation en prévision des WSOP 
Un terrain de choix à vendre sur la Strip de Las Vegas
HAUT DE LA PAGE