Les Présidents américains joueurs de poker

Publié le 12 février 2010

Petit historique par Jim McManus de Full Tilt Poker

L’année précédant la campagne présidentielle de Barack Obama, un journaliste lui a demandé s’il avait un talent caché. “Je suis un assez bon joueur de poker”, lui a-t-il répondu. Ce talent, qu’il a entretenu avec son Grand-père maternel et lors de parties low-stakes hebdomadaires avec des politiciens de l’Illinois, Obama le partage avec une foule de présidents. Pourtant, seulement deux d’entre eux ont joué sérieusement pour de l’argent et avec succès.

Dwight Eisenhower jouait au Stud et  au Draw à des enjeux non négligeables lorsqu’il était un jeune officier dans l’armée et qu’il avait besoin d’argent. Mais il était si bon, qu’au moment  où il atteint les échelons supérieurs de l’armée, il décida d’arrêter, car il mettait sur la paille beaucoup trop de ses partenaires de jeu.

Eisenhower a appris à jouer lorsqu’il avait huit ans à Abilene au Kansas pendant une partie de chasse avec un guide nommé Bob Davis, qui lui apprit par c?ur les chances de compléter certains tirages. “Il rabâchait les pourcentages nuit après nuit autour du feu de camp en utilisant un jeu de cartes qui devait avoir au moins une dizaine d’années. Nous jouions pour des allumettes, et lorsque ma boite était vide, je devais m’enrouler dans ma couverture et aller me coucher”. En tant qu’homme de la haute société à Westpoint en 1915, il participa à la “danse des cadets de temps en temps, préférant se consacrer au poker.” Il utilisa ses gains  pour se payer son uniforme et des cadeaux pour Mamie Dowd, une riche débutante. Ces cadeaux incluaient une bague de mariage qu’elle a accepté le jour de la Saint Valentin en 1916.

Eisenhower n’était pas seulement un bon joueur, il était également résolu à pratiquer un jeu honnête. Alors qu’il se trouvait à Camp Colt en Pennsylvanie, il apprit qu’un officier subalterne avait utilisé un jeu de cartes marquées lors d’un jeu de Stud. Eisenhower lui demanda de démissionner ou de passer devant une cour martiale. Lorsque le père du tricheur et membre du congrès demanda de le transférer dans une autre unité, Eisenhower lui expliqua fermement qu’aucun officier ne peut être efficace sur le terrain sans intégrité personnelle. Même si au final un officier supérieur a approuvé ce transfert, Eisenhower, lui, n’a jamais reculé.

Pendant qu’il était stationné à Fort Meade, sous les ordres du Colonel Patton, le Capitaine Eisenhower continua de dominer l’action auprès de ses collègues officiers. Les jeux high-stakes étaient réservés aux célibataires ou aux hommes mariés que pouvaient se permettre de perdre. Un joueur qui avait ignoré cette règle a perdu tellement qu’il a dû vendre les obligations de guerre de sa femme. Eisenhower accepta à contrec?ur le paiement, mais se sentit tellement coupable qu’il conspira avec d’autres joueurs pour lui permettre de regagner ses pertes. “Cela n’a pas été facile” commenta Eisenhower. “L’une des choses les plus difficiles est de faire gagner un garçon qui est prêt à tout perdre.” Il a ensuite convaincu le Colonel Patton d’interdire le poker au fort. Cette expérience et son statut d’officier ont suffi à Eisenhower de le convaincre d’arrêter de jouer: “Je devais arrêter. Ce n’était pas parce que je n’aimais pas l’excitation du jeu – j’aimais vraiment jouer. Mais il devenait clair que ce n’était pas un jeu pour l’armée.”

Tout type de paris était un anathème à Whittier East, banlieue de Los Angeles où grandit Nixon. Mais il n’a pas fallu beaucoup de temps à Nixon pour devenir un joueur de poker sans pitié lorsqu’il rejoignit la Navy pendant la Seconde Guerre mondiale. Il écrivit dans son autobiographie,  “‘j’ai trouvé que le poker était divertissant, mais aussi intéressant et rentable.” J’ai appris que se sont les gens qui parlent le moins qui ont souvent les cartes; ceux qui essayent de bluffer ont tendance à beaucoup parler.” Alors qu’il servait aux Îles Salomon, le Lieutenant Nixon fut invité à un petit dîner pour le célèbre pilote Charles Lindbergh qui testait un prototype d’avion pour l’Air Force. À la place, il préféra participer à une partie de poker. “Dans la profonde solitude et l’ennui du Pacifique Sud, nos parties de poker étaient plus un passe-temps qu’une activité.”

Nixon aimait comparer ses notes avec d’autres bons joueurs, et persuada l’expert Jim Stewart de lui apprendre la stratégie du Five-Card Draw. Il commença par gagner sérieusement de l’argent en pratiquant un jeu tight-agressif. “Il était un très bon joueur, sinon le meilleur que je ai vu”, raconta un officier. “Une fois, je l’ai même vu bluffer un Lieutenant Chef pour $1 500 avec une paire de Deux.”

À la fin de la guerre, Nixon avait gagné $8 000, une somme non négligeable dans les années quarante. Il s’en servit pour financer sa première campagne pour le congrès. En novembre 1946, il battit le démocrate Jerry Voorhis, en l’accusant de communisme. Quatre ans plus tard, il battit Helen Gahagan Douglas lors d’une course à la calomnie pour le Sénat américain. Il fut surnommé “Tricky Dick”, un nom malheureux pour un homme politique, mais dont tous les joueurs de Stud peuvent être fiers.

Profitez d’un bonus exceptionnel de premier dépôt de 100% jusqu’à 600$ sur Full Tilt Poker.  Il suffit de suivre le lien précédent et d’indiquer le code bonus PRINCEPOKER

Discutez de cet article dans notre forum de discussion

Comments

Powered by Facebook Comments

Autres nouvelles dans cette catégorie
Gagner un bracelet WSOP grâce à une déconnexion?
De quoi le ministre Leitao se mêle-t-il?
Terminés, les téteux de drinks aux machines vidéo-poker de Las Vegas!
Le guide complet de taxation en prévision des WSOP 
Un terrain de choix à vendre sur la Strip de Las Vegas
HAUT DE LA PAGE