Le litige impliquant Ivey et le Borgata se tourne vers le manufacturier de cartes

Publié le 29 septembre 2017

Les deux litiges impliquant Phil Ivey dans une tactique impliquant la technique d’edge sorting afin de remporter de larges sommes dans deux casinos continuent de faire couler beaucoup d’encre. Après avoir perdu son procès et son appel contre le casino Crockfords en Angleterre, Ivey fut il y a dix mois condamné à payer 10.1M$ au casino Borgata, cette fois de notre côté de l’Atlantique. Ivey continue sa bataille légale dans ces deux dossiers et c’est d’ailleurs la raison pourquoi il a manqué le rendez-vous WSOP cet été.

Le Borgata, qui demandait 15.5M$ de la part d’Ivey avant d’en obtenir 10.1M$, semble en espérer encore plus. En effet, c’est actuellement le litige opposant le casino au manufacturier des cartes utilisées, Gemaco, qui retient l’attention. Le Borgata cherche en effet à obtenir 10.1M$ supplémentaires de la part de l’entreprise. Gemaco rétorque que le casino n’est pas éligible à un double recouvrement.

De récents documents déposés de part et d’autre définissent bien les positions de chacun. Gemaco affirme en effet que le contrat datant de 2011 « exclut toute responsabilité pour pertes de jeu ». Le casino rétorque que ce contrat fut violé lorsque la compagnie lui a vendu des cartes défectueuses mettant l’intégrité du jeu à risque.

Ces cartes étaient-elles véritablement défectueuses toutefois? « C’est bien connu par le Borgata et l’industrie des casinos que les cartes à jouer ne sont pas parfaitement coupées et que des motifs asymétriques peuvent exister au dos des cartes. Ces cartes, même avec ces motifs asymétriques, sont acceptables et utilisées chaque jour dans les opérations régulières des casinos sans aucun problème. » Peut-on lire dans les documents déposés par Gemaco.

L’entreprise ajoute qu’elle ne devrait pas être tenue responsable d’une incapacité potentielle du casino de collecter la dette à Ivey. Selon ces mêmes documents, Ivey aurait des capitaux totaux estimés à 100M$.

Gemaco conclut que les pertes du Borgata furent la conséquence « d’une combinaison du talent mental remarquable de Sun et du croupier acceptant de retourner les cartes ». Rappelons que jamais Sun ou Ivey n’ont même touché ces cartes.

Le Borgata prend, sans surprise, une position diamétralement opposée. On prétend que ces cartes n’étaient aucunement acceptables, et ce, selon les règles même de la Commission des jeux du New Jersey. Le casino ajoute qu’il est faux d’affirmer que tous les paquets de cartes comportent des motifs asymétriques, ou que l’industrie des casinos les accepte.

Après que l’approche d’Ivey ait été jugée illégale par la Cour, le manufacturier de cartes devrait-il aussi être tenu responsable? Le casino est-il vraiment le seul acteur sans reproche dans cette histoire? Rappelons que c’est ce dernier qui a accepté les nombreuses requêtes d’Ivey menant aux gains!

Discutez du litige entre le Borgata et Gemaco sur le forum de discussion

Comments

Powered by Facebook Comments