La poursuite de Clonie Gowen contre Full Tilt Poker complètement rejetée

Publié le 13 février 2010

Cette histoire a fait couler beaucoup d’encre depuis 15 mois.  En novembre 2008, Clonie Gowen lançait une action en Cour poursuivant Full Tilt Poker.  Sa poursuite comportait jadis cinq allégations distinctes sur lesquelles elle demandait réparation.  Elle clamait avoir été victime de rupture de contrat, de non-respect de responsabilités financières, de rupture de pacte de bonne foi et loyauté, puis d’enrichissement injustifié et fraude.

Le c?ur de la poursuite était basé sur une hypothétique promesse de Full Tilt Poker de rétribuer Clonie en lui donnant 1% de la compagnie de FTP.

En janvier 2009, une requête en irrecevabilité avait été déposée par la défense, affirmant que Clonie Gowen était une joueuse « s’auto qualifiant de célébrité du poker » qui lançait un typhon de litiges sans fondements. La défense demandait alors que l’affaire soit rejetée en bloc et que la poursuite retravaille sa plainte, en y excluant les 13 membres de l’équipe Full Tilt Poker.

Loin de décourager Clonie Gowen, cette dernière récidivait avec une nouvelle poursuite en février, la modifiant de manière à ajouter des noms à la liste des accusés, en plus d’y introduire des pressions afin d’accélérer le processus. Le montant réclamé par Gowen était alors estimé à 40 millions de dollars.

En mai 2009, la Cour rejetait la poursuite pour une première fois, estimant qu’elle manquait de crédibilité.  On refusait alors avec préjudice la poursuite visant directement les membres de l’équipe Full Tilt Poker.  On rejetait aussi les quatre accusations contre Tiltware LLC (la compagnie opérant Full Tilt Poker) et celle contre Howard Lederer, mais cette fois sans préjudice, permettant aux avocats de Gowen de reformuler une plainte.

Une dernière poursuite a donc été bâtie par la firme d’avocats de Clonie Gowen.  Or, une fois de plus, cette tentative s’avère complètement vaine.

On apprend aujourd’hui que la Cour de Las Vegas rejette totalement cette poursuite.  Dans un document de neuf pages, le juge Robert C. Jones affirme que la poursuite n’a jamais réussi à démontrer que Clonie possédait effectivement 1% des parts de Full Tilt Poker et des compagnies parentes.

Cette décision empêche également Gowen d’entreprendre toute action future contre Fill Tilt Poker à propos de cette supposée entente lui accordant ces parts.  C’est donc véritablement la fin dans cette histoire lourde en rebondissements.

Est-ce que ce pourcentage est une histoire inventée de toute part par Clonie Gowen ou est-elle basée sur une entente verbale plus ou moins bien comprise ?  Nous ne le serons probablement jamais.  Chose certaine, les nombreuses tentatives de Gowen afin de faire accepter ses requêtes furent tour à tour de cuisants échecs.  Beaucoup de temps et d’argent investi pour rien pour l’ancienne membre de l’équipe Full Tilt Poker !

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