Un “post-it” de 6M$?

Publié le 10 octobre 2011

William Perrin et Diana Walker sont deux collègues de travail qui achètent régulièrement des billets de loterie conjoints.  S’ils remportent un lot, ils le partagent.  Rien de bien atypique jusque-là.

En janvier dernier, Walker prévoit un voyage au casino Aria de Las Vegas.  Dans l’esprit de leur partenariat, Perrin donne 6$ à la femme afin qu’elle le mise aux machines à sous “Megabucks”, ces machines reconnues pour offrir de larges jackpots de plusieurs millions de dollars.  Pour ce faire, ces machines fonctionnent en réseau parmi de nombreux casinos à travers l’État.

Ce dernier a alors imprimé un article expliquant le fonctionnement des machines Megabucks, en spécifiant à la dame qu’afin d’être éligible au gros lot, elle devait jouer sur les machines à 1$ avec une mise maximale de 3$.  Il ajouta un post-it” rappelant l’entente.

Vous devinez la suite.  Le plan se déroule comme prévu, ou pourrait-on dire beaucoup mieux?  Le 6$ devient 15$ sur ladite machine à sous, avant que cette dernière aligne tous les symboles du gros lot.  Un prix qui le vaut 12 769 933$.

Or, ce type d’argent déclenche souvent l’avarice.  En effet, Walker refuse maintenant d’honorer la supposée entente conclue avec Perrin.  Elle affirme plutôt avoir perdu le 6$ avant de miser son propre argent, soit une allégation difficile à vérifier.  L’homme, croyant avoir le droit à la moitié du gain, poursuit donc la dame devant la Cour du Texas.

Ce type de litige est assez commun, mais c’est la première fois qu’il repose essentiellement sur… une note post-it sans signature.  Malgré que l’entente semblait à priori claire entre les deux individus, un tel élément de preuve suffira-t-il à lui permettre de devenir lui aussi multimillionnaire?

L’avocat de Perrin affirme que selon la loi du Texas, les deux individus formaient un partenariat par le simple fait d’accepter de séparer les gains.  Cela donne le statut de contrat à la note post-it, selon le juriste.

Toujours selon le camp Perrin, la femme ne connaissait pas ce jeu ni comment y jouer avant les explications fournies par l’homme.  Sans le partenariat entre elle et lui, jamais Walker n’aurait pu toucher ce lot, prétendent-ils.

Interviewée lors du gain, la femme s’est contentée de dire qu’elle allait en profiter pour “payer son hypothèque”.  Cette dernière est pratiquement disparue depuis, se refusant à tout commentaire.   Voilà probablement un sage conseil de son avocat, alors que sa version sur le gain, à savoir s’il a été effectué avec les six dollars initiaux ou non, a semblé changer à travers le temps.

Le procès est prévu pour le mois de janvier, mais une rencontre afin de trouver un terrain d’entente à l’amiable pourrait se tenir dès le mois courant.

Un post-it indiquant un investissement de six dollars pourra-t-il se transformer en  6M$?

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